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BAGNoLerT (& Casimir) —Attends, Casimir, je vais leur parler. les renvoyer adroitement... Mon cher Poplard, mon bon Chalumeau... désolé de ne pouvoir vous admettre... mais c'est un piquenique.
CHALUMEAU ET PoPLARD.—Un pique- nique.
BAGNOLET.—Oui, à la mode anglaise, chacunson écot, et vos moyens ne vous permettent peutêtre pas.
CHALUMEAU.— Dame ! ça dépend du prix.
* PopLARD.—Combien par tête ?
BAGNOLET (à part).—Effrayons-les. (/Zaut.) Quarante-trois cents, sans le vin.
CHALUMEAU.—Cristi ! c’est un peu salé.
PopLaArD.—Mais c'est égal, y a moyen d’arranger ça; on ne marchande pas avec les amis, et tu payeras pour nous.
CHALUMEAU.—C'est dit ; nous restons,
BAGNOLET.—Comment! mais...
CaASiMIR (gui pendant ce colloque à causé avec Louis). —Eh bien ?
BAGNOLET.—Eh bien ! c’est arrangé ; ii restent.
CastmiR.— jolis amis que tu as là L... comme si ce n'était pas assez de ce M. Plure d'Oignon. BaGNoLeT.—Ah ! celui-là, c'est bien malgré moi. Casimir.— Allons, laissons ça... Pour avoir tout
‘le temps de nous amuser, je propose de dîner
tout de suite.
Tous.-—Oui, oui, dînons, dînons.
Casimir — Garçon |! garçon !
PLure Dp'OIGNon.—Attendez ! je vas le faire venir, Ohé! garçon !.… ohé!
Casimir —Ah ! mon Dieu ! quel genre !
LE GARÇON (accourant).—Voilà ! voilà! quoi qu'y faut vous servir.
BAGNOLET.—Voyons..… il nous faut un diner