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copieux |. Nous sommes dix, prenons d'abord du veau pour trois...
CHALUMEAU.——-Pour trois !.. eh ben ! excusez |. A quarante trois cents par tête, faut chacun son veau.
Tous (ex sens divers). —Oui, oui, du véau !.. Non, non, pas de veau.
Casimir.—Ah ! si chacun donne son goût, il n'y a pas moyen de‘s'entendre... Voyons, qu'éstce que vous avez?
LE &ARÇON.—Nous avons des pieds de mouton, des gigots de mouton, des côtelettes de mouton, des rognons de mouton, du sang de mouton et des.
BacnoLer.—kRien que du mouton !
Pure D'OIGNoN.—C'est pas tout ça... vous allez nous faire écorcher.. Voilà comme on s’ar: range... (Allant au comptoir et piquant un morceau de viande.) Combien le gigot ?
LE Garçon Une piastre vingt, juste prix.
PLURE D'OIGNON.—On vous en donne go cents.
Mettez-nôus ça de côté, et n’en parlons plus. (Allant chercher un autre plat.) Maintenant, cette volaille ?
Le GARçoN.—Une piastre.
PLure-D'OIGNoN.—Une piastre, ça... un poulet de quinze jours et qu'est mort de la coqueluche… Mais regardez donc, regardez donc. (77 passe de poulet à Chalumeau qui le flaire.)
CHaLuMEAU.--Une piastre, ça, c’est trop cher !
Tous.—Oh! c'est trop cher !.… c’est trop cher!
PLure D'Oicyon.—Cinquante cinq ceufs le poulet. Enlevé!
Casimir.—Mais il faudrait autre chose.
LE @arçoN.—C'est pas tout ça ; venez à la cuisine, vous choisirez vous-même.
>ord Ba6noLer.—C'est ça. j'adopte cette ouver- * ture! (7/7 va pour sortir.) # 2 |, 4 PLURE D'OIGNON (4 retenant).—Minute ! reste Ë son auprès de tes invités. Poplard entend mieux Ça... Il dira au bourgeois de nous soigner aux p'tits ù ls. oignons.
PorzarD.—C'est dit : j'y cours ! (Z7 sort.) ùt, il BAGNOLET (à part).—Impossible de bouger. r'ést- Maudit Plure d'Oignons.
CasiMiR.—Pendant ce temps-là, faut mettre la ton, ; table.
uton, Tous.—Oui, oui, mettons la table. (Zous vont nn et Le chercher une grande table et mettent le couvert.) Casimir (à Louis qui est resté sur le devant).— Eh bien, monsieur Louis, vous ne venez pas?.…. vous Louis. Pardon, mais je suis si inquiet... des'ar: puis deux jours que je n'ai vu Didier !.. mor- | BAGNOLET (à part).—Didier !.. (Z/ure d'Oignon l'ärrête.) ° CasimiR.— Venez donc, ça vous distraira, c'est nts.. { pour ça que jé vous ai amené ici.
Casimir.—Mais non... mais non... je suis seulement fâché de vous voir si triste.
PorLaRD (arrivant, avec une grande soupière Sur
plus. (f Louis.—Ah ! j'ai eu tort de venir ; je trouble Joulet
cette | + votre gaieté.
che... 1, La tête et suivi de garçons qui portent des plats). — sse le ! V'là toujou’la soupe !
= Tous —A table ! à table!
cher ! Casrmim (à Zouis).—Allons, venez à côté de cher ! moi, et ne pensons plus qu’à nous divertir. pou- iv Tous.—-A table ! à table! (Zout le monde se
place. Pendant le pêle-mêle général, un homme s'est approché de Piure d'Oignon, lui a parlé bas
a cüi- et l'a emmené, ce qui n'a eté remarqué que de Casimir et de Chalumeau.)
te
CHALUMEAU.—Ah ça, c'est moi que je découpe le pain. Qu'est-ce qui va déboucher les bouteilles ?
BaGNnoLer.— Donnez ; je m'en charge. (4 part.) Je n'ai pas plus fair \fant au biberon. (Z# disant cela, il vin tevant, et met la bouteille entre ses jambes, pour la déboucher.) Aussi, j'ai toujours un de ces scélérats sur mes talons. de bottes... Depuis l’horrible scène du cabaret de la rue Claude, la venette ne m'a pas quitté. Et ce pauvre Didier, il me semble tonic rs le voir dans sa cave. (77 recommence à tirer.)
Casimir (de Za table).—Eh bien, Bagnolet, tu ne viens pas ?
Bacwozer —C'est pas moi; c’est le bouchon qui ne veut pas venir.
Tous.—A boire ! à boire! :
PacnoLer.—Allons, bon, le v'là cassé.
‘zous.—A boire ! à boire! (Qx passe les bouleilles.)
BAGNOLET (à part).—Et dire que je m’amuserais beaucoup sans ce cauchermmär de Plure d'Oignon qui est cause. de... (27 cherche autour de lui.) Eh bien ! eh bien !... où est-il donc P
CASIMIR.—Qui ça? :
BAGNoLEr.—Plure d'Oignon?.… Je ne le vois plus. |
Casimir.—Et qu'importe M. Plure d'Oignon ? D'ailleurs, je crois qu’on est venu le chercher.
CHALUMEAU.—Plure d'Oignon ?.… Eh ! oui; j'ai :
entendu qu'il allait voir : ne mais nn qu'on démoht... su’la rue Claude.
BAGNOLET.—Ah ciel !
Tous.—Qn'y a-t..?
: BAGNOLET (à part, dans le plus grand effroi).— Ça doit être ça! le malheureux !.. 1ls veulent l'enterrer sous les décombres.
coupe eilles ?
part.) LL. (£n a bou- Aussi, lons… ret de e voir
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imuse- Plure rutour
Et ee
CasimiR.—Mais qu'as tu donc, Bagnolet ?
BAGNOLET.—Ah] ma foil puisqu'il n’est pas là... je n’y tiens plus !.. et quoi qu'il doive arriver,.. je parle... oui, oui, je vais tout dire... Sachez donc, mes amis...