MONTREUIL, PAUL
MonrreuiL. —C'est ici, nous Sommes arrivés.
Pauz.—Et c'est ici, alors, que vous allez me rendre mon frère.
MonrReutL.—Ton frère !.. ton frère PAUL.—Souverez-vous que je ne vous ai suivi que parce que vous n'avez juré de me dire où il est.
MowrreuiL.—Et si je ne le savais pas?
PAUL:.—Pourquoi m'auriez-vous amené ici, Que viendrions-nous faire dans cette maison ?
MowrreutL —Cette maison appartient à Des rosiers.
PauLz.— Encore ce nom ! encore vos projets de fortune, de mariage et de trahison Mais, vous savez bien que je n’en veux plus,moi | et ne voyezvous pas que je n'ai plus qu’une seule pensée... qu'un seul désir... retrouver Charles. Charles qui venait à moi pour me tendre la main? Charles
. qui voulrit me rendre à l'honneur, à moi-même,
ET
Charles enfin dont la présence à déjoué tous vos plans. et que vous seul avez fait disparaître, MONTREUIL.—I] y a du vrai dans ce que tu dis là. PAUL.— Ah! vous en convenez, vous savez où il est, vous allez me le dire, me le dire à l'instant. MONTREUIL.—A l'instant, non; mais dès que nous serons entrés là dès que tu auras signé le contrat, dès que la dot sera dans nos mains... Acceptes-tu… PAUL.—Je refuse | MONTREUIL —Alors je refuse de t'apprendre où est Charles, PauL.—Et tu penses que je n'irai pas tout dire, tout dévoiler, :
MONTREUIL.—A Ja justice, n'est-ce pas ?.., Prends garde, ce mot-là porte malheur... et d’ailleurs, quand tu m'échapperais.… quand je te laisserais parler... qui dénonceras-tu ? Moi! Mais tu ne me connais seulement pas, Montreuil, dirais tu aux magistrats... Montreuil, c'est un nom d’emprunt.. Tu donneras mon signalement, mais tu aurais à peine fait cent pas loin de moi que Montreuil n’existerait plus. C'était hier un brillant viveur, ce sera demain un pauvre diable perdu dans la foule, couvert de haïtlons, qui aura repris une des vingt professions qu’il exerçait jadis, qui s’'appellera de l’un des vingt noms qu'ila déjà portés, et, pendant ce temps tu chercheras ton frère, tu chercheras cette maison où je le tiens enfermé seul et sans secours. et si le hasard te le fait découvrir au bout d’un mois peut-être, tu ne trouveveras qu'un cadavre... A présent, j'ai tout dit. Acceptes-tu ce mariage, ou veux-tu me dénoncer? Choisis. tu es libre.
PAUL.—Oh | infamie |... infamie !.… Mais s’il en est ainsi, chaque instant qui s'écoule est un nou-
tous vos aître.
tu dis là.
savez où l'instant.
dès que signé le mains...
endre où out dire,
pas ?...
et d’ail- > te lais- Mais tu , dirais m d’emmais tu 1e Monbrillant : perdu | repris dis, qui sjà porn frère, nfermé fait détrouveot.
dénon-
s’il en à nou-
veau supplice pour lui. Mon Dieu, il est donc vrai que je suis déshonoré, perdu sans ressource, ou que mon frère est mort! Charles! comment donc t'arracher des mains de ce misérable !
MONTREUIL.— Viens... le contrat est prêt.