‹ La bande du cheval noir [microforme]Chapitre 54 sur 55 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les MÊMES, Diner, BAGNOLET, CASIMIR e/ Louis, au fond.

DIDIER (s'avançant). — Le procureur du roi, je le quitte à l'instant, monsieur, MONTREUIL. Charles Didier, vivant !

Louis descend près de son Père avec Casimir, tandis que Bagnolet se tient au fona.

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PAUL.——Mon frère | Louis.—Paul 1.

DIDIER.— Ah ! vous ne vous altendiez pas à me revoir, * \oi que vous aviez enfermé dans ce réduit où je devais mourir! où je suis resté deux jours en proie à tous les supplices, à toutes les tortures. Oh ! que les heures venaient lentement !.… Epuisé par mes cris inutiles, par les déchirements de la faim, je sentais le froid de la mort s'emparer de moi, lorsqu'un bruit de pioches retentit au-dessus de ma tête... je me ranime, je reprends courage, on vient me secourir | m'écriai-je ! mai: tout à coup le bruit cesse, j'écoute. un instant après, une pierre tombe sur la trappe de ma prison, puis une autre, puis une autre encore... des voix confuses arrivent jusqu’à mon oreille, je les entends, je les distingue, j'appelle à mon aide ! rien… Les pierres tombaient toujours, puis un craquement épouvantable, horreur... Ils abattaient la maison.

PauL et Louis. —Malheureux |

DibiEr.—J'avais fait le sacrifice de ma vie, je priais le ciel d'abréger mon supplice, lorsqu'un rayon de jour arrive jusqu’à moi, l'air me frappe au visage, on prononce mon nom | une main saisit la mienne, on m'entraîne, on me soutient, on

m'emporte…. c'était Bagnolet, Bagnolet qui venait me sauver.

MONTREUIL. Bagnolet !

BAGNOLET (descendant). Et ça n'a pas été bien

long... sans compter que c'est vous qui m’en avez fourni tous'les moyens.

Monrreurr, — Moi!

BAGNOLET.— D'abord, en m'enfermant dans un pavillon dont vous gardiez la porte tandis que je Sautais par la fenêtre ; ensuite, en me fournissant un bon carrosse qui venait de vous conduire ; au

bout de cinq minutes j'étais arrivé; cinq minutes plus tard, j'avais pénétré dans la cave et nous en ressortions ensemble; au bout de cinq autres je rentraïs dans mon pavillon ; enfin j'avais mis quinze minutes pour renverser le piège d’un misérable et sauver un honnête homme. C’est un petit quart d'heure assez bien employé ; qu’en ditesvous, monsieur ?

Casimir. — Ce pauvre Bagnolet... c'est donc Pour ça que tu étais si pâle.

BAGNoLET.— Mais oui !

DESROS:ERS (à Paul). — Mais qui donc êtesvous, monsieur? ,

PAUL.— Un malheureux que l’on voulait contraindre à ce mariage en lui promettant la vie de son frère.

DipiEr.—Bien ! Paul... Mais terminons avec cet homme! vous comprenez qu’une fois libre j'ai voulu tenir le serment que j'avais fait sur les mânes de mon père, Je me suis adressé à la justice, elle savait tout votre passé, comme elle connaît votre présent ; elle sait que, si vous êtes aujourd’hui Montreuil, le faussaire et l'assassin, vous avez été autrefois assassin et voleur sous le nom de François Renaud,

Tous.—Lui! F rançois Renaud!

CRÈVECŒUR. — François Renaud, dites-vous ?

Ah ! merci, merci, jeune homme ; vous me rendez plus que la vie... Ah! je le tiens donc, enfin.

MONTREUIL. Pas encore l et vous me reverrez !

Bruit lointain.

DIDIER. — Vous l’espérez vainement... regardez |

On voit entrer les Vagabonds entourés de policemen.

minutes

nous en SCÈNE IX.

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a1S MIS LES MÊMES, vous LES VAGABONDS entourés de n misé- POoLICEMEN. ;

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BaGNozer.— Tenez, sergent, voiià un de ceux que vous cherchez : c’est François Renaud, c’est t donc le chef de la Bande du Cheval Noir.

CRÈVECŒUR.— Oui, François Renaud, l'assassin

de Marie Hubert !

c êtes- Tous.— Lui |

: PLURE D'Oiexox (à Montreuil), —En route pour it con- la cour d'assises.

vie de Dipier.— Et nous, frère, retournons à aotre

ville natale... C’est la que tu répareras ta faute.

” avee C'est là que nous attend Je bonheur.

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VARIANTE (du 3ème Acte).

Les deux premières scènes du Îremier tableau du {troisième ‘acte (PAGE 42), peuvent être remplacées Par la suivante. Dans ce cas, Le rôle de Montizon est complèlement supprimé.

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