j chiffre incon
Bank of Scotland
Royal Bank of Scotland.
British Linen Company.
Coraraercial Bank of
National Bank of Scot-
Union Bank of Scotland.
Aberdeen town and
counly Bank. Comp.
North of Scotland Bank.
Clydesdale Bank. Comp.
City of Glasgow Bank. .
Caledoniau Bauk. Comp.
Central Bank of Scotland
Total
( ' ) Ce chiffre comprend les balances de Londres et les prêts à courte échéance faits dans cette capitale
[') iMème observation
[') Chiffre du 18 juin 1866.
(*) Ce chiffre comprend les balances chez les correspondanis de Londres.
(') Ce chiffre est celui des Government securities , il faut y ajouter : other seeurities, obligations, etc., 1 222.52.'^, ce qui élève le chiffre des placements à 3.471.001 livres sterling.
'') Les placements en consolidés et autres Government securities dépassent un million de livres sterling, c'est à-dire le chiffre du capital.
I '}, ;;') et (') Chiffres de juin 1866.
{") Le chiffre total des dépôts dépasse maintenant 60 millions de livres sterling, c'est-à-dire un milliard 500 millions de francs.
l") Lacirculation moyenne, déduction faite de l'encaisse, n'était donc que de 1.721.735 livres sterl. EUo restait de plus d'un million de livres (25 millions de fraacsj au-dessous du montant autorisé par VAct de 1845. Les billets dépassaient la réserve métallique de 43 millions de francs, en présence de plus d un milliard 500 millions de dépôts.
Quelques mots suffisent pour traduire les enseignements fournis par une expérience décisive :
La faible circulation des billets de banque en Ecosse
r}58 LES BANQUES D'ECOSSE
montre combien est restreinte la limite des besoins du public, en ce qui concerne cet instrument d'échange, alors même qu'on n'y emploie les chèques que d'une manière exceptionnelle, et que le numéraire et les banknotes pourvoient seuls aux transactions.
On obtient autant de billets qu'on désire, en échange de l'or qu'on apporte ; il ne saurait donc être question d'un défaut de ces instruments commodes. Tout se trouve ramené à la question de l'existence et de l'augmentation du capital. Or, ce n'est pas accroître celui-ci que de multiplier les titres de créance , il faut accumuler les biens disponibles.
La création des billets n'exerce aucune influence sur le loyer des capitaux, qui dépend du rapport entre l'offre des ressources disponibles et l'intensité de la demande.
Les banques d'Ecosse ont compris ces vérités. Au lieu de courir après l'ombre, elles ont fortifié les réserves destinées à être fertilisées par le travail, elles ont provoqué les féconds résultats de l'épargne.
Le crédit n'ajoute rien au capital, il peut seulement en transférer l'usage, il délègue le pouvoir d'en disposer, mais il faut d'îibord que le capital existe, c'est-à-dire que les fruits obtenus par le travail de l'homme aient été conservés pour servir à la production future. Telle est la magie de l'épargne, bien autrement réelle et productive que la magie du crédit., image dont on a si souvent abusé.
Les billets et le numéraire ne constituent qu'une fraction minime de la richesse des pays avancés en civilisation ; rien de plus illusoire ni de plus périlleux que de confondre la fonction de l'instrument d'échange avec la fonction du capital, et de croire qu'on augmente la puissance du travail, quand on multiphe simplement les signes à l'aide desquels les transactions s'accomplissent.