‹ La Banque d'Angleterre et les Banques d'ÉcosseChapitre 45 sur 75 · L'ECHANGE ET LA MONNAIE · texte numérisé non relu

L'ECHANGE ET LA MONNAIE

de la richesse ; ils oublient les principes essentiels de la monnaie, après les avoir expliqués, et tournent le dos à la doctrine fondamentale, dont ils ont d’abord établi les vrais éléments.

« M. Wolowski a voulu, au contraire, demeurer strictement fidèle anx principes (généralement acceptés : il .s’est attaché à les suivre dans l’étude de la monnaie de papier et du jtapier-monnaie, en montrant l’abîme ouvert devant les peuples qui emploient celui-ci, et les illusions périlleuses que caressent les adeptes des billets de banque, du moment où la quotité de ces billets ne se trouve point sévèrement limitée, du moment où leur création est envisagée comme une industrie, au lieu do con.scrver le caractère d’une afTaire publique et de demeurer assujettie au contrôle de l’État, qui doit s’étendre sur tout ce qui fonctionne comme monnaie, aussi bien que sur les poids et mesures.

a Loin de voir dans la libre émission des billets une conséquence de la liberté commerciale, M. Wolowski expose les motifs qui ont valu à VAci de 1844 l’honneur d’avoir été présenté par sir Robert Peel et défendu par Cobden. C’est que le principe sur lequel se fonde cette toi est le complément naturel du free-trade; comme le free-trade, il écarte la fiction et no vit que de vérité. Il limite à la portion constante de la circulation l'émission autorisée et strictement surveillée des billets do banque, et constitue toute la portion variable, en or ; de celte manière, la circulation mixte, composée de papier et de métal, fonctionne exactement comme si elle était purement métallique : U sincérité des prix, la fidélité des engagements et l’équilibre des marchés se trouvent maintenus dans le monde.

« M. Wolowski repousse énergiquement la pensée do vouloir porter aucune atteinte à la liberté de l’industrie ;

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