I.'ECHANKE ET I.A MONNAIE
dire, mais il exprime ainsi une conviction profonde : si tous les économistes sont à peu près d’accord sur les notions fondamentales de la monnaie métallique, la même harmonie cesse de régner entre eux quand il s'agit de la monnaie fiduciaire, du bilhd, appelé par d’ingénieuses combinaisons à remplir en partie la fonction dévolue à la monnaie.
« Dans la première leçon, M. Wolowski s'est attaché à peser d’une manière précise les conditions que. la monnaie doit remplir.
V M. Wolowski croit qu’il a été l’interprète de lu pensée commune a tous les économistes; mais il dit que dans la seconde partie il est demeuré plus fidèle que quelques-uns de ses amis à l’application des princiiies que tous reconuaissent. Il faut bien l’avouer, du moment où on aborde lu problème do l’émission des billets, qui, avec le numéraire métallique, remplissent l’office du comptant, la même unanimité est loin de se jiroduire. Les idées que M. Wolowski professe sont, croitûl, celles de la grande majorité des économistes les plus distingués en Franco, en Angleterre, en Allemagne, etc. ; mais il regrette que d’autres, en possession d’une renommée légitime, s’obstinent à défendre des idées, qu’il se permet de regarder comme surannées, comme condamnées à la fois par la doctriue et par l'expérience. Profitant d’une erreur do langage, ils décorent du nom de liberté des banques, et défendent, au nom du progrès, la faculté, ouverte à tous, de créer des billets, qui envahissent la circulation à côté du numéraire métallique, influent sur les prix, provoquent les crises, livrent à l’instabilité le salaire de l’ouvrier et l'accomplissement des contrats. Saus s’en rendre compte, ceux qui professent cette doctriue vieillie continuent l’erreur des partisans du système mercantile : ils prennent pour un accroissement de la richesse la multiplication des signes