BIS
En ce qui concerne ceux dont l'intérêt est servi, depuis 1863, sur le mifiimurn des balances mensuelles, le cliifTrc a oscillé entre 2 et 4 1/2 pour 100.
Rien de plus instructif que de suivre, à travers cette longue série de soixante-dix-huit années, les modifications survenues dans les conditions faites par les banques , d’Ecosse aux capitaux qui les alimentent et les changements survenus dans le taux des cash accounts, source principale des crédits consentis à l’agriculture. Jamais, depuis 1822, l’intérêt des avances n’est descendu au-dessous de 4 pour 100; longtemps il a oscillé entre 4 et
pour 100 ; cette limite, franchie en 1847 (.7 1/2 pour 100 du 1" mars 1847 au l"juin 1849), a été portée en 18;)îi et 1836 il 6 pour 100 ; en 1837, il 6 1/2 pour 100.; en 1863, à 7 pour 100; en 1864, à 8 et 9 pour 100; les mêmes chiffres se présentent en 1866. Le taux de l’escompte a suivi une marche analogue : il n’est descendu à 3 12 pour 100 qu’en 18.33, 1863, et à dater de février 1867 '.
Cependant, des écrivains distingués et, dernièrement encore, le marquis Trivulzi, dans un travail inspiré par un bon sentiment (la Banca patriotica), mais peu exact quant aux données recueillies et singulièrement hasardé dans les conclusions, n’ont-ils pas vanté la modération de l’intérêt perçu par les banques d’Ecosse? N’ont-ils pas prétendu qu’elles n’avaient jamais dépassé le taux de S pour 100?
Les Banques d’Ecosse ne possèdent aucune baguette magique qui leur permette de se soustraire aux conditions naturelles de l’offre et de la demande des capitaux.
' \oir le tableau des variations du taux minimum de l’escompte depuis 1838, placé à la flu de ce volume.
ET l.’AGRICtlI.TIIRK.