‹ La Banque d'Angleterre et les Banques d'ÉcosseChapitre 63 sur 75 · SIS · texte numérisé non relu

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Les banques d’Ecosse s’alimentent à la source féconde do l’épargne ; elles profitent de la différence entre l’intérêt qu’elles servent aux dépôts et celui qu’olles touchent sur les avances et les escomptes. Quant aux billets qu’elles émettent , ceux-ci servent à faciliter les transactions, beaucoup plus qu’à procurer un •l)énéfice. Ce bénéfice n’atteint pas, en moyenne, le taux annuel de 3/4 pour 100 sur le capital réuni. Au taux actuel des actions, qui représentent une valeur plus que double du prix d’émission, il s’agit à peine de 3/8 pour 100, obtenus de ce chef. C’est quelque chose, sans doute, et, grâce aux précautions multipliées dont l’émission des billets est entourée en Ecosse, ce bénéfice supplémentaire n’est guère balancé par de graves inconvénients. Mais, il faut bien l’avouer, il n’y a point là matière à des exclamations admiratives. L’avantage est modeste, il est convenable d’en parler modestement.

Nous reproduisons, d’après le texte original, la cote officielle des banques d’Ecosse au 1" mai 1867 :

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