‹ La Banque d'Angleterre et les Banques d'ÉcosseChapitre 71 sur 75 · I.KS HANOUKS D'IiCOSSF · texte numérisé non relu

I.KS HANOUKS D'IiCOSSF

Aiicim clianfiemetil notable n'est survenu depuis celte époque.

On le voit, la réunion des directeurs des banques arrête le taux uniforme de l’escompte et de l’intérêt, et tous les élablisseiuents de l’Ecosse doivent s’y conformer, tant qu’ils ne reçoivent pas d’avis contraire.

Comme la Banque cl Aiujleteire, les banques d’Ecosse ne fixent que le minimum du taux de l’escompte : il était de .3 à i jiour tOO au 8 février, et s’élevait à 4 1/2 pour les lettres de change d’une échéance dépassant quatre mois. Le taux de la Banque de France n’était, en février 1867, que de 3 pour 100.

Les comptes ouverts, sous forme dos cas/i accounts, payaient 4 12 pour 100 ; on se rappelle que c’est la forme qui convient le mieux aux intérêts agricoles. Les avances faites on Overdraft portent aussi le nom de : « Ôverdrawn accotait. » Elles constituent un compte courant avec emploi de chèques, (jiie le client de la Banque obtient la faculté de tirer pour une entreprise ou pour un temps dé;terminés; l'intérêt perçu dans ce cas était fixé à .'î pour 100.

Quant à l’intérêt servi sur les dépôts, il était de 2 1/2 pour 100 sur les deposit receipts' pour les placements qui excèdent un mois, aucun intérêt n’étant alloué aux fonds détenus pendant moins de temps par les banques.

L’intérêt était de 2 pour 100 pour les comptes courants, alors qu'on le calculait sur le minimum des balances mensuelles, et de 1 1/2 pour 100 pour les balances journalières.

Les banques avaient réduit à cinq jours l’échéance des bills qu’elles encaissent gratuitement. Les agents de tous les établissements devaient prendre note de cette disposition pour agir on conséquence.

' Voir p. .->nt IVxptieatioa ile< termes employés ici.

ET l/ACiKlCULTUBE.

Nous nvüus sous les yeux une circulaire antérieure, en date du *28 septembre 1860. Elle est conçue eu ternies identiques, sauf la disposition finale. Quant à l'intérêt, il était fixé :

Pour les London bills jusqu'à trois mois d’échéance.. . i l/îp. 100.

— au delà de trois mois ii —

Pour les autres jusqu’à trois mois d’échéance. .. . 4 1/2 —

— au-dessus de trois mois jusqu’à

quatre mois d’échéance îi —

— au-dessus de quatre mois d’é-

chéance 3 1/2 —

L’intérêt des avances sur les cash accounts était alors de 1/2 pour 100, et de 6 pour 100 pour les ovcrdrafls.

Quant au loyer alloué aux dépôts, il était de 3 pour 100 pour les deposit receipts, do 2 pour 100 sur les comptes courants (minimum des balances mensuelles), et de 1 1/2 pour 100 sur les comptes courants avec balances journalières.

Nous croyons inutile d’insister : beaucoup d’illusions se dissipent au contact de la féconde réalité, qui remplace les descriptions fantastiques du mode suivant lequel opéreraient les banques d’Ecosse, cl de l’énorme réduction d’intérêts qu’elles devraient procurer. Mais les services sérieux qu’elles rendent en provoquant la formation des capitaux, et en mettant les moyens de travail dans des conditions raisonnables à la portée do ceux qui peuvent en tirer le meilleur parti, no peuvent que içagner dans l’estime publique à une étude approfondie. Elles fournissent aux caisses d’épargne, dont elles forment le couronnement, un complément précieux. Elles payent en elfet l’intérêt sur les dépôt.s de 10 livres sterling {2tJ0 fr.) et au-dessus. Les caisses d’éjiargne, si bien nommées

LES BANQUES U’ECOSSE

Yécole primaire des capitaux, les recueillnit shillinfç j>ar shilling, et, quami ils ont grossi jusqu’à dix livres, ils viennent accroitro le réservoir des banques, destinées à donner l’impulsion à l’agriculture, à l’industrie et au commerce. L’économie patiente du travail alimente ainsi le travail intelligent de la nation. La masse des capitaux réunis, en augmentant roll'rc, contribue à rendre le loyer moins élevé ; mais, nous ne saurions trop le répéter, ce résultat n’est dû à aucun artifice de création fiduciaire, il dérive de l’accroissement régulier des ressources réelles. Les banques d’Eeosse ne possèdent aucune baguette magique pour faire du capital avec du papier, mais elles emj>écbent les petites réserves do se perdre, ou de s’évanouir en tristes dépenses ; elles provoquent leur formation, elles les agglomèrent et les rémunèrent, en vivifiant l’esprit d’entreprise par l’esprit moralisateur de l’épargne.

Mil

Touchons encore une question à laquelle ou a attaché une certaine importance.

Au nombre des critiques soulevées contre la Banque de France, on a fait figurer en première ligne l’emploi .qu’elle fait en rentes d’une partie de son capital. Nous avons examiné cette objection dans la partie de ce livre consacrée aux débats sur la Banque de France; mais il ne sera pas hors do propos de relever un fait curieux. Ceux qui ont le plus vivement dénoncé le tort fait au commerce par l’alfcctation d’une portion des ressources disponibles à un placement en rentes, n’ont pas manqué d’invoquer les banques d’Écosse^ dont tout l’avoir était, disaient-ils, mis au service de l’industrie et de l’agricul-

ET L’AGHICI'LTUKE.

turc. Ici encore les faits répondent mal à de pareilles assertions.

11 n’est pas une banque d’Écosse qui ne possède des consols pour une portion du capital, supérieure relativement à celle que la Banque de France utilise do cette manière ; la plupart ont placé ainsi au delà de leur capital, O Les banques d'Écosse, nous écrit l'honorab'e directeur dont lo concours nous u été si précieux et si utile, regardent comme nécessaire de po.sséder des »ecurities d’une nature aussi solide. » La garantie qu’elles y trouvent est aussi celle que recherche la Banque de France.

Nous avons relevé, sur les comptes rendus officiels des banques d’Écosse, la quotité des sommes employées par chacune d’elles en consols (les titres de rente prédominent dans les placements englobés sous un chapitre commun, et qui constituent d’ailleurs un emploi distinct des avances et de l’escompte) :

bank uf Seolland. Capital verse, 1 ,eOO,OÜO liv. st.

(loveritmentseciiriliet. Comptes avec les banquiers

de Londres et prêts à Londres à courte échéance. 2,063,477 tiv. st.

On peut ajouter à ce dernier chapitre les 314,098 livres que la Banque d’Écosse possède en actions de la Banque d’Angleterre et en d’autres placements analogues, lo tout au 28 février 1867.

Uoyal bank of Scollanii. Capital, 2,O0O,Ü0U liv. st. Govemment tluck et autres placements à Londres. 2,103,306 liv. st. bank of Enÿland and olher stockt, bonds and otiier ■Securities 005.269 liv. st.

Total des placements au 21 septembre 1866... 3,010, 37'i liv. st.

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