‹ La Banque De L'AlgérieChapitre 118 sur 122 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Arrivé au terme de notre étude, après avoir parcouru les points les plus remarquables de la situation de la Banque de l'Algérie, nous avons à formuler une appréciation sur elle et sur son œuvre.

Quand nous avons tracé son rapide parallèle avec les banques coloniales, nous avons estimé que sur presque tous les points elle leur était supérieure} soit par l’organisation, soit par l’appui"qu’elle prête à l'Etat et aux (olonies. ;

Il est certes très difficile pour une banque d'émission qui doit en même temps aider directement les particuliers, de maintenir l’harmonie entre sa fonction monétaire qui exige avant tout la prudence, et sa fonction de distributrice de crédit à des colons hardis et parfois audacieux.

Evidemment, la banque a bien souvent résisté à des demandes inconsidérées de crédit, surtout agricoles, mais on ne peut, en toute impartialité, le lui reprocher; n’a-t-elle pas, gracieusement et en dehors de toute obligation, avancé 36 millions-‘pour la constitution d’une Caisse Foncière agricole?

Son aide au Crédit Commercial a été constante, et

L'haATEE

elle a particulièrement développé ses crédits de campagne: elle a fourni à la Banque Industrielle de l'Afrique du Nordpresque toutes ses ressources originaires.

Ses redevances, partage de dividende et avances, qui se montent à plusde 150 millions ont non seulement puissamment aidé le Crédit agricole, mais encore soutenu des œuvres de tout ordre dans la colonie, et singulièrement des œuvres sociales et de crédit spécialisé : crédit hôtelier, banques populaires, coopératives, assurances mutuelles, propagande.

Pour le mécanisme du compte-courant, la banque supporte le change de la colonie; elle a eu le courage de demander à ne pas voir le franc français entraîner dans sa chute le franc algéro-tunisien.

Des colons trop pressés ou trop avides ont bien critiqué et même âprement combattu sa gestion, mais . l’ensemble de la colonie lui est reconnaissante, et si la Banque de l’Indochine est la banque des Chinois, et la Banque de l'Afrique Occidentale la banque de ses ac-

tionnaires, la Banque de l'Algérie est bien celle des

Algériens.

Vu, le Doyen, : © (Vu, le Président de la Thèse; H. BERTHÉLEMY. . R. :MAUNIER

Vu et permis d'imprimer : , Le Recieur de l'Académie de Paris,

CHARLETY.

Page 1