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par an environ! L'Algérie voudrait pouvoir bénéficier du crédit hôtelier institué par la loi du 30 juin 1933 et régi d’après décret du 30 novembre 1923, en France; la question est actuellement l’objet d’un examen concerté entre l'Office national du Tourisme et le ministère du Commerce. Pour La constitution du capital indispensable aux opérations à prévoir, la colonie aurait à porter son effort financier à une somme annuelle de 800.000 francs pendant 7 ans2. La constitution d’un capital pour la colonie lui permettrait d'ajouter aux subventions, des avances de capitaux de premier établissement, bref de pratiquer ainsi le crédit hôtelier. ‘est la Société Générale Transatlantique (C. G. T.), créatrice des autos-circuits nord-africain et fondatrice de nombreux et confortables hôtels, qui bénéficie le plus des subventions de la colonie sur ce point : c’est d’ailleurs compréhensible, car, outre que les capitaux engagés sont très importants, des hôtels ont été cons-

truits dans des sites où les touristes sont encore peu

Délibération du Conseil supérieur de Gouvernement, année 1926 . Voici les avances et subventions pour le crédit hôtelier :

1923. Subventions pendant :

ans de 10.000 fr. à l’hôtel de Touggourt (CG. G. T.)

2 2.000 fr. à l’hôtel d’Ain-N’Sour (Sté du Zaccar).

1924. Subventions pendant :

ans de 10.000 fr. pour les hôtels d’El-Oued et Ghardaïa (C. G. T.).

== 5.000 fr. à un hôtel de Djelfa.

— 12.000 fr. pour hôtels de Tipasa, Cherchell, Nédrana.

1925. Subventions pour :

7 ans de 5.000 fr. à l’hôtel Djebel-Ouach.

7 — 10.000 fr. à un hôtel d’Orléansville.

1 — 4.000 fr. à hôtels de Touggourt et Gharda a (C. G. T.). 1926. Subventions pendant :

7 ans de 5.000 fr. Idem.

7 — 10.000 fr. à hôtel de Timgad. <

1 — 12.000 fr. à hôtels de Maillot, Touggourt, Laghouat Ei-

/ Ei-Abiod.

Charge au budget des réparations et impôts des Fondouks de l’Aurès:; les subventions de plus d’un an sont en réalité des garanties d'intérêt, ” el ies revenus nots perçus par l’hôtel doivent venir en déduction des

subventions de la colonie.

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nombreux, et qui coûtent bien plus qu’ils ne rapportent les premières années.

Pour l’ensemble de la propagande industrielle, commerciale et touristique, il a été déjà prélevé sur les re-

devances de la banque 11.620.000 francs,

ITI, — Œuvres d'intérêt social.

Tandis que pour les œuvres précédentes, l’action de l'Etat est très naturelle, elle revêt dans celles que nous allons passer en revue, un caractère de moindre utilité au premier abord. 1

Personne n’a jamais contesté à l'Etat la nécessité d'enseigner, de créer des centres d’études, de faire de la propagande, de souscrire à des ouvrages.

Mais doit-il prêter aux assurances, aux entreprises de construction, aux banques, aux coopératives de consommation, la réponse est plus délicate.

Bien que l’examen de la question soit en dehors de notretravail, nous pensons pouvoir avancer que PEtat a le devoir de faire ces prêts et subventions aux entreprises qui n’ont pas pour bul de faire des bénéfices, mais d'améliorer la condilion sociale où économique des travailleurs1. {e sont d’ailleurs celles qui sont ici en

jeu : Sociétés d'assurances mutuelles agricoles, d’ha-

1. Si l'Etat prêtait aux entreprises qui font des bénéfices, ce serait proprement du socialisme, tel que le rêvait L. Blanc dans « l’organisation du travail » : une partie des revenus des citoyens est prélevée sous . forme d'impôts et prêtée ou donnée à des organismes patronnéspar l'Etat

qui coneurrencent le commerce et l’industrie privée en attendant que ceux-ci disparaissent,

2,60 — N bitation à bon marché, ouvrières de production et de crédit au travail, coopératives non agricoles; banques populaires.

Nous faisonscependant une réserve au sujet des coopératives que nous ferons aussi plus tard pour les coopératives agricoles. :

Bien qu’elles n'aient pas le gain en vue, elles ne visent pas moins à suppléer au commerce et à l’industrie, et leurs bénéfices sont distribués à leurs membres sous forme de ristourne; l'Etat ne doit les favoriser que dans la mesure nécessaire pour prendre leur essor, et si leur gestion ou leur faible extension ne leur permettent pas de lutter à armes égales contre la concurrence privée, il vaut mieux que l'Etat les abandonne plutôt que de faire vivre artificiellement des organismes qui coûlent à la collectivité : aussi bien l'Algérie a-t-elle toujours suivi cette tactique.

A) Les sociétés d'assurances mutuelles agricoles sont très florissantes en Algérie, en particulier l’assurance contre la grêle est bien mieux organisée qu’en France.

La Banque a versé pour elles 2.140.000 francs; depuis deux ans il ne leur a plus été alloué que 10.000 francs, ce qui témoigne de leur vitalité propre.

B) Sociétés d'habitation à bon marché : La loi du 9 décembre 1912 en a codifié la législation applicable à l'Algérie [lois des 30 so ctnDbe 1894, 12 avril 1906, 10 avril 1908 et 23 décembre 1919).

La loi de 1894 a institué des comités de patronage départémentaux ou communaux pour encourager la.

constitution de sociétés ayant en vue l'assainissement

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