II. — Œuvre d'intérêt commercial
C’est la propagande commerciale et touristique
1° La colonie encourage la presse par des subventions pour articles de propagande, abonnements de ses établissements à des journaux et revues, souscriptions, à des livres et revues : elle a dépensé, dece chef, presque entièrement sur les subventions de la banque : 1923 150.000 francs; 1924, 100.000 fr.; 1925, 100.000 fr; 1926, 270.000 fr.
2° En outre, la colonie édite des films, affiches, brochures, livrest; elle encourage la propagande orale par des conférences dans les sociétés, associations, et établissements d'enseignement.
Elle entretient une œuvre cinématographique dont les films passent dans les écoles, les cinémas, et sont vendus particulièrement dans les pays anglo-saxons où ils créent une propagande heureuse pour le tourisme. Au total environ 300.000 francsde frais par an, tous prélevés sur les redevances. |
30 Elle encourage l’enseignement professionnel école d'apprentissage des indigènes de Dellys,cours d’apprentissage, cours commerciaux, et surtout création des écoles professionnelles d'industrie départementales prévues par le programme de 1924 : 560.000 fr. en 1925,
tous prélevés sur les redevances.
1. Ainsi, en 1925, Les circuits algériens (Général de Bonneval); Guide : de l’Aurès (Berlureau et Irriéra); L'Algérie économique(6 vol. de 600 p..) (Démontés), t. IV; en 1926 : Le chef-d'œuvre de la France : l'Algérie (Despiques ef Garoby); L'Algérie économique, t. V.
DAME RUES F70 2m
49 Klle installe des pavillons et stands aux foires commerciales et expositions.
En 1925, Lyon, Bruxelles, Lausanne, Grenoble et surtout « Arts décoratifs et industriels modernes »
770.000 francs dont 150.000 francs sur les redevances de la banque.
En 1926, Lyon, Bruxelles, Metz, Bordeaux, Prague : 110.000 francs.
50 Son œuvre n’est pas moindre en faveur du tourisme :
a) elle crée des refuges, caravansérails, tracé des chemins; elle a employé pour cela 500.000 fr. des redevances en 1925.
b) elle a favorisé la création. de syndicats d’initiativel, en subventionnant 18, ainsi que l'Union fédérale des syndicats d'initiative de France et d'Algérie.
c) Enfin la colonie alloue des subventions aux hôtels touristiques.
Par ses avances, la colonie garantit l'intérêt des capitaux engagés dans la construction d’un hôtel, à 5 % pendant 7 ans; et cela sur 200.000 fr. au maximum dans chaque affaire : cette limitation ne permet pas de susciter suffisamment les initiatives hardies nécessaires à l'essor de l’industrie hôtellière qui devrait être si active en Algérie.
La part de la banque n’est que de 200.600 francs
1. Cf. Circulaire du ministre des colonies, en octobre 1925 aux maires des principaux centres industriels et commerciaux pour la création de comités de propagande coloniale, appelés à collaborer à l'œuvre de vurgarisation de l’agence générale des colonies et des agen es économiques des gouvernements coloniaux de Paris.