‹ La Banque De L'AlgérieChapitre 53 sur 122 · Albier, op. cit., p · texte numérisé non relu

Albier, op. cit., p

2. Augustin Bernard, De l’erganisalion du crédit en Algérie (Thèse Paris, 1901).

de voir, à la veille des vendanges, par exemple, la moitié d’une récolte anéantie, desséchée par l’effet du siroco. Ce vent funeste, caractérisé par la température élevée qu'il entraîne, fait généralement irruption soudaine, et son influence s'exerce pendant des périodes de plusieurs joursi.

‘En raison de ces désastres subits, imprévus, qui sont inévitables puisqu'ils sont produits par des forces naturelles, le crédit agricole apparaît comme une nécessité impérieuse. Car il ne faut pas oublier, que le colon algérien est sans épargne, autant qu'il est travailleur

et hardi. Tous ses gains, quand il en a, sont employés à accroître son cheptel, à faire de nouvelles plantations, à étendre ses défrichements, c’est-à-dire à amèliorer sa propriété et à augmenter ainsi non seulement

sa fortune, mais la richesse publique.

Page 1