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Il ne s’agit là que des crédits commerciaux, d’expor- {ation ou d'importation, rarement de vente sur place :
Un minotier veut acheter du blé pour le transformer en farine et vendre ensuite cette farine, l'opération totale durant 9 mois : il achètera le blé, souscrira un effet du montant de l’achat que la banque escomptera si elle estime les garanties suffisantes, paiera son vendeur avec l'argent emprunté, moudra sa farine, et au bout dés 9 mois, après ? renouvellements remboursera la banque sur le prix de vente de sa farine.
On pourrait encore imaginer un crédit de campagne pour la transformation des olives en huiles ou de peaux en cuirs; ou encore. pour l'engrais de bestiaux!; dans un autre ordre d'idées, pour l’efportation de denrées alimentaires dont la réalisation sera assez longue, ou pour’ l'importation de produits fabriqués dont la vente dans les colonies durera plusieurs mois. Vu la longueur du crédit accordé, le taux officiel en est
de 1% au-dessus du taux courant.
Naturellement la banque ne fait ces crédits qu'aux clients dont la fortune est éprouvée et couvre les engagements; mais on remarquera que la banque a un gage pour le minotier, le blé ou la farine, pour l’éleveur, le bétail; le négociant, son vin, son huile, etc... Ses prêts ne ressemblent, pas du tout à une commandite : en effet, elle est libre à chaque échéance de ne pas consentir lerenouvellement ;enoutre,elleneprêtequesurune
matière première; alors que le commanditaire engage ses
1. Le crédit pour engrais de bétail est presque un crédit d’exploitation agricole, car le gage est essentiellement périssable.
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capitaux dans les immobilisations diverses des eritreprises.
Quand nous étudierons le crédit agricole, nous verrons que, pour lui aussi, il y a un crédit de campagne, dit d'exploitation agricole, ou encore « à court terme » d’une durée d’au moins 9 mois, et gagé sur une récolte future, aléatoire : c’est donc un crédit essentiellement différent de celui-ci;
Æn 1925, les crédits de campagne se sont élevés à 990 millions, c’est en mai qu'ils atteignent le maximum au moment où l’on s'apprête à vendre et acheter des récoltes : il est heureux que ces deux périodes coïncident — elles y sont bien obligées d’ailleurs dans un pays agricole —, car la banque d'émission peut satisfaire cet accroissement de demande de crédit, lançant en circulation plus de billets par suite de l’augmentation des valeurs d'échange.
Le 15 décembre (période de minimum de crédit) 1925,
ils s’élevaient à 248.400.000 fr., se décomposant ainsi :
trédits de campagne commerciaux pour :
Énera BE diN béta nr Ce ve 7.380.000 fr.
Cércales#ourramesn ts Las NUE à 177.000.000 » EAU S OV ESPERANT ere 10.553.000 »