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Voici pour 1927, les avances prévues par la commis-
sion de répartition.
Caisses du . Capital Maximum M xima en Maxima Ava
département versé légal 1 11926 probables 1 aidée INA code pie 5.880.000 23.530.000 50.190.000 66.740.000 8.600.000 OT ANA AE 4.210.000 16.840.000 38.140.000 54.500.000 7.500.009 Constantine .... 3.600.006 14.400.000 19.280.000 26.640.000 4.440.000
La plus importante des caisses régionales est celle du département d'Alger (Alger-Portalis) qui en 1926 groupe 75 caisses locales et a un capital versé de 3.020.000 fr. puis vient celle de Bône, avec un capital versé de 2.490.000 fr. Les plus petites sont celles du Haut- Sebaou et de Djidjelli, avec un capital versé de 10.000 francs. |
Le crédit mutuel à court terme a subi de légères modifications depuis sa fondation :
Loi du 20 décembre 1924, décidant qu’à l'avenir
il sera statué sur cette matière par décret:
SRE Mr
Décret du26 novembre et arrêté du 5 décembre 1925 en application de la loi 5 août 1920 (surtout pour les coopératives et le crédit à long et moyen terme);
Loi de Fin. du 27 décembre 1993, article 18, suivi d’un arrêté du 15 mars 1924, créant un fonds de dotation spécial du crédit agricole et réorganisant la commission du crédit agricole:
Auparavant, recettes et dépenses se rapportant au crédit mutuel agricole, se perdaïient dans le mouvement général des fonds du budget spécial des versements de la Banque de l'Algérie, ou du budget général de l’AIgérie, d'où pas de dotation durable, à l’abri des variations budgétaires; c’est ce qui a déterminé cette décision de la loi de 1923.
Les caisses agricoles ont été fondées pour donner du crédit aux petits colons; cependant des erreurs de : gestion les ont fait souvent dévier de leur but et transgresser leurs statuts.
Le personnel de la caisse se compose, en général, ‘d’un directeur, d’un caissier, d’un comptable et de deux ou trois commis; le directeur exerce, souvent un autre métier, ne touchant qu'une indemnité insignifiante; le conseil d’escompte est composé de personnalités qui souvent ne se gênent pas pour faire plaisir à leur famille et à leurs amis.
Ainsi, dans presque toutes, se trouvent des clients millionnaires, et parfois, non agriculteurs; certains avaient contracté des emprunts à très bas taux pour acheter des propriétés : d’autres prêtaient eux-mêmes
‘à taux élevé à depetits colons européens et indigènes;
ASS to
d’après le relevé des jugements des tribunaux de commerce, le papier de complaisance est fréquent ;
certaines caisses même prennent des participations
dans des affaires industrielles ;
enfin, alors que les cotes de crédit sont limitées à 40.000 fr., on a fait des prêts se montant jusqu’à 400.000 francs à une seule personne; sans compter les abus créés par les coopératives affiliées.
Ces faits ont été particulièrement mis en lumière lors de la demande d’accession des caisses régionales à la Banque de l’Algérie : il est certain que leur comptabilité et leur gestion devraient être inspectées en détail et c’est à quoi l’on aboutit en 1927. Les adversaires des caisses n’ont pas manqué de leur faire les plus graves griels de l’intrusion des gros colons dans leurs affaires : mais il faut bien reconnaître que c’est justement cette clientèle des gros colons qui permet aux caisses de vivre et non de végéter misérablement ; certes ils en profitent, mais l’aide que leur argent apporte aux caisses, n’avantage-t-elle pas en retour les petits colons, incapables à eux seuls de les faire prospérer.
Les caisses, avec le développement de l’agriculture et de la coopération, accroissent beaucoup leurs opérations; leurs ressources deviénnent insuffisantes :
Le capital ne varie pas; les subventions de la Banque de l'Algérie qui leur sont avancées par la colonie ne croissent pas très vite et sont affectées à des œuvres multiples; la colonie est surchargée de dépenses et ne peut fort étendre les avances qu’elle fait sur ses
propres fonds; on pourrait bien émettre des obligations,