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Sous-section II. — Les principales ccopératives agricoles de production.
A) Caves ‘coopératives.
Elles ont rendu les plus grands services à la viticulture : la vinification est, dans les pays chauds, une opération délicate; elle exige de la science, de la propreté, de la rapidité, conditions pratiquement irréalisables dans de petites exploitations.
Au 1® janvier 1926, les 67 caves en exploitation avaient unecapacité de 880.000 hectolitres et 1500 adhérents, ce qui représente 590 hl. par membre. Elles avaient déjà reçu de la Colonie 10.040.000 francs d’avances à 2 %, et 2.750.000 francs de subventions (non
comprises les subventions de 1925).
B) Docks à céréales.
Ce sont de grands magasins où les blés sont entreposés, ne subissant que des opérations d’ordre commercial : pesage, triage, mise en silos, en attendant le . moment de vente favorable.
Grâce aux docks, le colon peut protéger ses récoltes des intempéries : en 1918, faute de magasins, la récolte, qui était belle, pourrit en partie; en outre, le dock est utile pour régulariser le trafic sur les voies ferrées et éviter l’utilisation de nombreux convois pendant deux mois; les grands docks sont nécessaires en certains
points : ainsi celui de Relizane où se concentrent les
grains de Tiaret et du Serson, avant d’être acheminés sur Mostaganem.
Au début de 1995, il y avait 12 docks ayant une capacité de 620.000 quintaux; fin 1926, la capacité des docks construits atteignait 1.100.000 quintaux. Bien que les premiers ‘datent seulement de 1921 les docks avaient reçu, au 1% janvier 1926, 4.500.000 francs d’avances et 610.000 francs de subventions.
C) Tabacoops.
Depuis leur création, le tabac algérien est bien plus estimé; elles ont créé des stations d’expérimentation méthodique; par l'importance de leurs opérations, elles ont pu sérier 33 variétés de tabac ‘alors qu'autrefois on n’en classait que 4; elles ont conquis des marchés extérieurs.
Les plantations de tabac couvraient, én 1919, 21.000 hectares; en 1925, 36.000 hectares, et les tabacoops ont reçu 170.000 quintaux sur 290.000 produits.
Fin 1925, les 3 tabascoops avaient obtenu :
en subventions en avances
tabacoop de Bône... 800.000 îr 1.750.000 fr.
— Kabyle..... 590.000 » 1.370.000 »
ie de Mitidja 130.000 » 2.260.000 »
Hotalr se varS 1.520.000 » 5.380.000 »
Durnénil 12
Sous-section III. -— Les critiques formulées contre les coopératives agricoles.
Depuis 1924, le Syndicat commercial Algérien ne cesse de s'élever avec force contre les abus des coopératives! : il a trouvé ün allié temporaire dans la Banque de l'Algérie, primitivement peu favorable à ces entreprises qui gênent souvent l’activité privée, et qu’elle craignait voir entretenir avec les caisses régionales de crédit agricole des rapports peu compatibles avec les
statuts de ces dernières.
A) Griefs d'ordre économique.
1° Les gros coopérateurs sont plus favorisés que les petits colons : tandis que le décret de 1925 prévoit que les prêts individuels, à ceux-ci, sont limités à 10.000 fr., ceux aux gros Coopérateurspeuvent atteindre 40.000 îr.: les secours de la colonie aux agriculteurs sont d'autant plus élévés que ceux-ci sont plus fortunés,
2° Le seul décret du 18 février 1924 fait bénéficier les coopératives d’exemptions fiscales d’ailleurs assez minces; cependant, elles ne paient aucun impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.
Et pourtant les bénéfices sont répartis entre les consommateurs sous forme de ristournes. Certes, les
1. Voir à ce sujet le rapport de M. Barat-Dupont (Alger, 1926) pré-
senté sur «les coopératives agricoles en Algérie » au Syndicat commercial Algérien en mars 1926. N
C'est ce que « l'Algérie agricole et vinicole » apparaît âprement « l’agression du syndicat commercial ».
coopératives sont des œuvres utiles d'intérêt général; mais pas plus que les industriels et commerçants qui, s'ils retirent un profit personnel de leurs opérations, le méritent bien, car ils sont, eux aussi, des producteurs, des transformateurs et des distributeurs de richesses.
Au Danemark, par exemple, patrie des coopératives, celles-ci ne sont ni subventionnées, ni bénéficiaires d’avances à 2 %, ni exonérées d'impôts; aux Etats- Unis, les docks furent créés par les intéressés avec leurs propres capitaux « et l'Etat ne les connaît que pour leur réclamer des impôts ».
39 L'Etat accorde de trop grandes libéralités aux coopératives. Au début de 1926, les subventions! consenties par le gouvernement s’élevaient à 6 millions et les avances à 24.070.000 francs, dont :
1.860.000 fr. pour 1923 6.060.000 » — 1924 10.220.000 » — 1925
Comme pour le crédit agricole individuel, la Banque de l’Algérie a mis une partie de redevances à la disposition du crédit coopératif. |
La loi du 20 février 1909 y a affecté 1 /3 des redevances de 1900-1911 ; la loi du 3 décembre 1913, 100.000 fr. des redevances 1912-1917; la loi du 5 août 1921, une partie des redevances depuis 1918, attribuée en bloc par la commission générale, et distribuée par la commission spéciale de crédit agricole.
1. Alors que pour le crédit agricole individuel des avances seules
sont consenties, on accorde en outre au crédit agricole coopératif des subventions qui n’ont pas à être remboursées.
“Roues
Au total, ont été ainsi fournis :
1900 191 900.000 fr.
1990 be LP Te 2 640 000 © 1998 ARS : 2.300.000 »
en Ne 5.640.000 »