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lé colonie ons Te nu 900.000 »
les gros colons ....... 1.000.000 »
Comme pour les caisses régionales, il est certain que l'admission des gros colons dans les coopératives a été
1. Quelques-unes de ces observations sont habilement présentées dans un article du Petit Propençal, 4 mars 1926. « Legrand colon détourne : les lois sur le bien de famille pour créer des caves, organiser des entreprises qui augmentent ses terres de plusieurs milliers de francs par hecbancs
Des entreprises en pleine prospérité reçoivent de la colonie des millions en avances; n'est-elle pas toute prête, en effet,à se porter au secours de céux qu'on appelle les «petits cultivateurs? » Il veut encore plus; il se cachait tout à l’heure, maintenant il agit au grand jour; il va se servir des avances accordées par l'Etat aux coopératives pour diriger des attaques contre le commerce et l’industrie de son pays. D’une loi d’apaisement et &union, il va faire une loi de guerre ! D’habiles inventeurs imaginent-ils le traitement des grigons d'olives? Vous voyez aussitôt 7 propriétaires d’olivettes se transformer en industriels, demander à l'Etat un prêt de 500.000 fr., aussitôt perdu. La colonie est là pour supporter la perte... »
non seulement utile mais nécessaire : ce sont eux qui possèdent la largeur de vue, la compétence, la hardiesse, les ressources nécessaires à leur création et à leur fonc- Lionnement, et les services rendus par les coopératives ont été utiles non seulement au point de vue économique, mais aux points de vue social et politique : avant les tabacoops, par exemple, les planteurs colons ou indigènes étaient exploités par quelques gros commerçants et, depuis leur création, les standardisations des types de tabac rendue possible par un énorme débit, a introduit sur le marché des prix stables et uniformes, le plus petit indigène vend son tabac au même prix que le grand colon : il en est résulté dans la région de Bône en particulier du bien-être chez les indigènes et un grand apaisement moral.
Les directeurs de la société en profitent ? mais c’est peu de chose eu égard à l’immense bienfait rendu à la société.
En somme, cette question des rapports des gros colons et des coopératives est plus une question de mesure qu’une question de principe.
Il y a des abus très nets, nous l'avons signalé, mais ce n'est pas une raison pour condamner à priori les coopératives. La Banque l’a bien compris, et au lieu de leur être systématiquement hostile comme au début elle les accueille avec sympathie, tout en s’efforçant de
réduire les abus dans la mesure de ses moyensi.
1. V. notamment les mesures de la banque pour les warrants agricoles éscomptés par les dacks,
B) Griefs d'ordre bancaire.
Les points que nous avons exposés n’intéressent pas directement la Banque de l'Algérie, et il semble qu’il s'agisse plutôt de controverse entre les colons et noncolons.
Mais les coopératives, outre qu’elles peuvent êtrè clientes de la banque de l’Algérie directement ou par réescompte, ont accès aux caisses régionales, et il importe pour la banque d'émission de connaître leur genre d'activité.
A leur création, elles font appel à l’escompte de ces caisses, dès le premier versement, rerement fait en espèces, presque Loujours excuté sous la forme de billets à ordre négociables:
Les conseils d'administration des coopératives sont d’aut re part souvent les mêmes que ceux des caisses régionales : aussi celles-ci escomptent-elles facilement le papier à moyen et court terme de celles-là en cours d'exploitation, et facilitent-elles considérablement leurs opérations.
« Legrand colon veut plus encore : maître de la coopérative, il devient celui de la caisse régionale dont il est nommé administrateur. Cettecaisse devrait Jouer par l’escompte du papier de la coopérative, lerôle d’un répartitéur, d’un contrôleur. Le peut-elle? Contrôleur et
contrôlé sont la même personne! ».