SECTION I. — LE CHANGE
Le change a une grosse influence sur les opérations commerciales; nous ne le voyons que trop maintenant, mais cela passait à peu près inaperçu avant la guerre : à tel point que les opérations de change entre l'Algérie (puis la Tunisie) et la France se sont décidées presque à l’insu des intéressés, (Avant 1878, il y avait seulement trois comptes-courants, ouverts par la banque aux trésoriers généraux des départements d'Algérie. Ils déposaient leurs fonds à la banque et les en retiraient au moyen de chèques et de quittances. En 1878, il fut décidé que le Trésor français aurait simplement à Alger un seul compte-courant où s’enregistreraient paiements et recettes; mais nul ne prévoyait alors Le résultat considérable de cette innovation?. »
1. Cf. B. Lavergue, La Banque de l'Algérie, Sirey, 1919; H. d'Avenol. Revue des Sciences Politiques, décembre 1916; Thèses de Bonifay (Paris, 1926) et St-Germès (Alger, 1926).