SCÈNE IV
LÉONTINE, se levant.
Enfin, cette fois je vais pouvoir m’en retourner à la maison. Ob! maman, maman, je cours me jeter dans tes bras... Mais j’y songe, mon père refusera peut-être de me recevoir? Lui qui n’avait qu’un désir, se débarrasser de moi. (Arec un soupir.) Je suis mariée. . . Une idée, si je partais pour Fontainebleau? ma tante qui m’a toujours aimée, gâtée, voudra peut-être bien m’accueillir? ^ue dis-je? Elle me cachera. Oui, sans hésiter, à Fontainebleau... J’emporte ma malle. (Après «roir remis pèie-mèie
dans la malle ce qni en avait été sorti; elle la referme à clef, se laissant tomber
dessus.) Je tombe d’inanition... cela se conçoit, après trois jours d’une diète forcée... (se levant.) De l’énergie... d’abord une voiture... (Fausse sortie.) Réellement... j’ai tort de me mettre en route sans prendre quelque nourriture. . . de Paris à Fontainebleau.. . Oh! oui, je meurs de faim. (sUe sort du buffet une assiette de petits fours, une bouteille et un verre.) D’aillSUrS j’ai le temps... Une
demi-heure pour aller, une demi-heure pour revenir, monsieur Chabanon ne sera pas de retour avant près d’une heure.