‹ La Barégine: Des Eaux Sulfurées Sodiques De BarègesChapitre 18 sur 45 · LS ES · texte numérisé non relu

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Grâce à ce concours de circontances, il est donc possible de cultiver la Barégine, et si son emploi thérapeutique prend un jour de l'extension, il nous sera donc loisible de l'obtenir en grande quantité.

« J'avais observé que, toutes les fois qu’une eau sulfureuse thermale se mélangeait avec une eau froide, non minéralisée, des filaments de sulfuraire ne tardaient pas à apparaître. Je priai donc le chef surveillant de l’établissemeut thermal de Bagnères de Luchon, de faire dansune baignoire, un mélange de ce genre, en le laissant se renouveler d’une manière continue pendant plusieurs jours. Le mélange se fit dans des proportions telles, que sa température était de 36° à 38° centigrades. Quelques fils, tendus dans la baignoire) facilitaient le développement de la sulfuraire, Après une vingtaine de jours, une masse considéräble de cette substance s'était formée, affectant la forme d’une magnifique chevelure blanche » (Filhol).

La Barégine concrète, se présente sous forme d’amas blanchâtres, gris ou jaunatres, suivant le milieu liquide ; ces amas surnagent à la surface de l’eau minérale en général calme, comme nous le montre la figure 2. Cette matière particulière aux eaux sulfureuses, dessine sur l’eau de vastes gâteaux ayant une vague ressemblance avec le frai des grenouilles (1), mais plus opaque, à contours policycliques, à surface en contact avec l'air, dûre, croûteuse presque et à: surface inférieure immergée, laissant flotter des touffes de filaments grisatres. « Quand on pénétre dans les réservoirs

(1) La matière organique des eaux sulfureuses, nous dit Gruzu, est désignée ordinairement sous le nom de Barégine. Le peu de connaissances qu’on possédait sur cette singulière substance, explique les divergences qui existent dans l’opinion des nombreux auteurs qui s’en sont occupés. Elle a l’aspect d’une gelée animale, transparente, hyaline, quelquefois colorée par des matièrés étrangères, comme on le voit à la source Barzun, où elle prend une teinte rosée qui la fait parfaitement distinguer de celle des autres sources. Elle nage dans le sein de l’eau, sous forme de flocons et se dépose sur les parois des baignoires et des réservoirs. Bordeu l’appelait matière grasse, et comparaïit les dépots blanchäâtres au blanc d'œuf.

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