FE FIGURE I
a) Tubes de substance gélatineuse pendus au plafond de la galerie Richard-Nouvelle, à Bagnères-de-Luchon.
(La Barégine affecte ici la forme cylindrique due à l'effet. de. la
pesanteur), b) Gouttes d'eau qui tombent de l'intérieur du tube (grandeur natu- | relle).
c) Gouttes d’eau qui coulent par la surface du tube (grandeur naturelle).
FIGURE II Sulfaraires en forme de houppe fixées sur :
a) Un céntre de substance gclatineuse et laissant Ilotter dans l’eau. b) Des filaments de Beggiatoa.
Gi FIGURE III Sulfuraires radiées (grandeur naturelle) a) Vues de face.
b) Vues de profil.
ht El FIGURE IV
Les mêmes grossies vingt fois a) Vues de face.
b) Vues de profil.
* Cette formation est un des aspects infiniment variés qu’affectent entre eux la réunion de Barégines et de Sulfuraires.
Cette bizarrerie de formes nous a parue intéressante, aussi l’avonsnous laissée figurer dans cette planche. Nous remarquons en (c) un centre gélatineux en forme de pépin de pomme, attaché par sa plus petite extrémité ; en (d) des filaments de sulfuraires qui rayonnent autour de la tête du pépin et en (e). des filaments de sulfuraires en forme de peluche, fixés sur une pierre.
4 FIGURE V Sulfuraires penniformes (grandeur naturelle) Les filaments de sulfuraires (b) qui forment les barbes de la plume, sont fixés sur le centre gélatineux (a) qui en forme la côte. FIGURE VI Sulfuraires en forme de peluche a) Sulfuraires reposant sur un caillou (grandeur naturelle). b) Sulfuraires reposant sur une ardoise.
c) Substance gélatineuse à laquelle adhère la sulfuraire (grandeur naturelle).
RSR A Es
FIGURE VII Sulfuraires en forme de crinière a) Filaments de Beggiatoa, de plusieurs centimètres de longueur (grandeur naturelle).
b) Substance gélatineuse à laquelle adhère la sulfuraire.
FIGORE VII Aspect microscopique des filaments de Beggiatoa (grossis trois cents fois) environ)
Ces filaments (b) laissent voir les granulations de soufre réfringeantes et de différences grosseurs qu'ils contiennent ; ils sont fixés sur une particule organique quelconque (a). Nous remarquons que ces filaments ne sont pas ramifiés ; leur longueur est considérable par rapport à leur diamètre. Montés dans le sulfure de carbone, ils n’abandonnent point leurs granulations de soufre,
FIGURE IX Filaments de sulfuraires grossis six cents fois
Nous remarquons ici l'erreur faite par Fontan qui considérait Les Beggiatoa comme des tubes sans cloisons (à l'instar des Syphomycètes) et dont les granulations de soufre avaient toutes la même grosseur. Les parties (a) vides de particules de soufre, sont délimitées par des cloisons et ne sont autre que des cellules probablement mortes, jux- : taposées à d’autres cellules (b) pleines de corpuscules de ce métalloide. Nous n’avons jamais observé de globules de soufre (c) répandus ça et là hors des filaments.
FIGURES X, XI et XII Filaments de sulfuraires à l'état jeune (grossissements de 300 et de 600)
Fontan admet ici l'opinion des auteurs allemands, qui prétendant, comme nous l'avons vu, que les Beggiatoa se reproduisent par formation préalable de Cocci. Il représente (a) un groupe de ces cocci inclus dans la gangue mucilagineuse et d’où partent les filaments (b).
FIGURE XII Monas Sulfuraria des eaux sulfureuses calcaires accidentelles très sulfureuses (Enghien, Salies-du-Salat (Haute-Garonne) FIGURE. XIV Le même groupe formant des placards rouge vineux qui colorent l’eau el les objets où ils se posent Ces Monas Sulfuraria sont des Infusoires qui feraient, pour Joly et Fontan, leur habitat des dépôts de Barégine mais dans des sources dont la température n’est pas au dessous de 45° à 50°, C’est à ce Monas Sulfuraria que ces auteurs attribuent la couleur rouge de la Barégine. En réalité, cette couleur rouge est due le plus souvent à la présence de sesquioxyde de fer hydraté rouge produit de l’oxydation par les Ferrobactériacées du sulfure de fer noir au contact de l’oxygène de l'air.