FIGURE IV
Autres bacilles producteurs de Barégine que nous cullivons depuis deux ans par repiquages successifs en milieux sulfurés et azotés divers.
À remarquer, les formes vieilles, présentant quelques-unes à l’intérieur de leur protoplasma des spores en formation ; des formes jeunes, bourgeonnant activement (telles des filaments conidiens).
Les formes vieilles subissent le phénomène de la chromatolyse et mettent en liberté les spores apiculées à deux extrémités.
Nous constatons également ici la présence d’une gaine mucilagineuse (gélification de la lamelle moyenne).
Les bacilles gardent le Gram.
Les spores ont un Gram négatif.
Le Ziehl-Nelssen est négatif pour tous ces éléments,
Ziehl à l'exception d’un seul ; chez nombre d’autres, la coloration par le Gram est négative.
Nous avons retrouvé dans toutes les Barégines le bacille que nous avons décrit ci-dessus accompagné de micro-organismes infiniment petits; rien ne nous dit, en eftet, qu'il n'existe pas aussi dans la Barégine, des bactéries ultramicroscopiques, dont la recherche n’a pas encore fait l’objet de travaux et qui jouent peut-être un rôle important.
A côté de ces bactéries productrices de Barégines, nous trouvons aussi des cocci de différentes natures, qui ont des fonctions biologiques importantes. Nous avons pu les isoler toujours sur milieux suifurés. Ils se présentent, sous forme de colonies punctiformes, accuminées, couleur rouille. Ce sont eux qui se colorent immédiatement en bleu lorsqu'on les traite par le ferrocyanure de potassium.
Nous en avons cultivé deux, qui se présentent sur les frottis comme des staphylocoques vulgaires. Traités par le Gram-Nicolle, l’un seul garde cette coloration, l’autre se décolore par l'alcool acétone. Ils se rapprochent probablement de ceux qui ont été isolés par Bugerinck et qui ont un rôle important dans le métabolisme du soufre et du fer contenu dans la Barégine.
D'autres sont oxydants et au contact de l’air fixent l’oxygène sur les sulfures qu'ils réduisent en oxydes. Cette action nous explique la transformation que subit le sulfure de fer noir, en ses qui-oxyde de fer hydraté ocre (planche 4). Ces bactéries oxydantes décomposent le H ? S et les sulfures par oxydation et donnent des particules de soufre cristallisé ou amorphe (colloïdal) contenu dans la Barégine. La teneur de l’eau minérale en H ?S$ est donc à une certaine distance de la surface toujours la même, étant donné que leH°S en excès, et qui nuiraïit à la vitalité des microbes oxydants, est décomposé par eux sous l’action de l'oxygène. Ces cocci oxydants, sont donc forcément aérobies.
L'action des cocci réducteurs au contraire, s’exerce au fond de l’eau, sur les sulfates qu'ils dépouillent de leur