‹ La Barégine: Des Eaux Sulfurées Sodiques De BarègesChapitre 41 sur 45 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

__ Nous sommes heureux de pouvoir reproduire ici, in extenso, trois observations, qui nous ont été gracieusement communiquées, par M. le docteur Molinéry, ancien praticien à Barèges.

OBSERVATION I (D: Molinéry)

L'ulcère variqueux el la Barégine pure

Pendant la saison 1917, M. l’abbé X..., 65 ans, vient nous consulter pour un ulcère variqueux siégeant au tiers inférieur et interne de la jambe droite. Depuis plus de 10 ans ce prêtre a employé tous les remèdes médicaux et autres sans aucun résultat.

Avec mon excellent confrère, M. le D' Sempé, de Tarbes (mobilisé à ce moment à l'hôpital militaire) nous décidâmes de traiter la plaie par des applications de Barégine pure tandis que nous demandions au malade de boire 5 verres (environ 800 gr.) de mélange d’eau de Nouvelle (sulfoiodéearsenicale) et de Tambour (sulfurée la plus forte du groupe Barégeois). Au bout de la cinquième application la plaie présentait l'aspect, si curieux signalé par nombreux auteurs, aspect analogue à celui que nous obtenons par une application de nitrate d'argent. Puis une zone de bourgeonnement se délimitait de plus en plus. Vers le 10° jour, l’ulcération qui mesurait au début la surface d’une pièce de 5 fr. avait diminué de moitié et le 16° jour la guérison complète était obtenue. Depuis l’abbé X..., n’est pas revenu à Barèges.

PE 11/4 — OBSERVATION IT (D: Molinéry)

Le soldat X... du 54° régiment d'infanterie vient à Barèges en 1916 (hôpital militaire) pour une large plaie atone du muscle pectoral gauche consécutive à une sorte d’amputation produite par un éclat d’obus. Traité par les moyens, alors utilisés, sans résultat apparent, le professeur Sellier, de Bordeaux, l'ayant vu au cours de l’une de ses inspections régionales, l’avait désigné pour Barèges.

Le malade, jeune, sans aucune tare cardio rénale, est soumis au grand traitement de Barèges : piscine le matin, 30 à 40 minutes, le soir douche Tambour en affusion légère, aulour de la plaie, suivant notre méthode personnelle. Le malade buvait 4 verres (de Tambour et Nouvelle).

Au bout de deux semaines, la plaie semblait se combler à vue d'œil. À ce moment, arrêt dans la cicatrisation qui, persistant une dizaine de jours, nous fit employer la Barégine pure, en pansement, sous gaze. Matin et soir, ce pansement était renouvelé. La guérison fut définitive après dix jours de ce nouveau traitement.

OBSERVATION III (D: Molinéry)

Adénile suppurée cervicale et Barégine

Une enfant de 12 ans nous est adressée, en 1918, par le D' Esquivar, de Tarbes. Elle représente le type classique de ce que nous appelons, faute d’autre terme plus expressif, «les strumeux, les lymphatiques ». Depuis & à 6 mois, ses ganglions cervicaux volumineux se sont fistulisés, puis se sont enflammés et présentent deux plaies larges comme

une pièce de 1 franc. La malade présente en outre de l’impétigo péribuccal et deux petits ulcères de la cornée.

Remarquons, une fois pour toutes, qu’à Barèges les en- Jants supportent admirablement le traitement qu'un Luchonnais, Ferras le père, avait dénommé le traitement « en profondeur ». Piscine, 45 minutes, douche (2 à 3 minutes), stimulante au

Tambour (45 deg.), eau Nouvelle et Tambour en boisson (000 gr. par jour soit pure, soil. coupée avec du lait, car nous avons pu prouver, avec Dufrénoy, que l’eau sulfurée, mélangée avec le lait, rendait non seulement l'eau plus facile à digérer mais permetlail la tolérance du lait pour des malades qui ne pouvaient le supporter). Notre petite malade suivait exactement son régime. Comme de règle à Barèges les yeux furent les premiers guéris, puis l’impétigo. Les ganglions ne furent pas modifiés comme volume mais les plaies se cicatrisèrent. Cependant l'enfant revint, à la saison de septembre, avec une fistule qui s'était réouverte en août. À ce moment nous appliquâmes des cataplasmes de Barégine extraile du réservoir de Tambour.

Le pansement était fait deux fois par jour, maintenu pendant les 24 heures consécutives. Vers le 15 octobre la fillette partit guérie. Mais nous lui fimes faire chez elle 15 jours par mois des applications de Barégine et boire tous les jours pendant l'hiver > verres de Nouvelle. La malade revint l’année suivante faire une cure de « reconnaissance ». Ces’ malades guéris doivent être envoyés tous les deux ans à Barèges jusqu’à la 18° année.

Vu et bon à mprimer :

Le Président de la thèse,

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