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contraire, les dépôts Barégineux tirent leur action thérapeuthique de leur composition complexe. Ils agissent certainement par « l’onctuosité » de leurs matières organiques azotées, mais aussi par le soufre et le fer, qui sont interposés dans leurs mailles ou combinés à l’état d'éléments à leur substance même ; le premier de ces corps devant être considéré comme excitant, le second comme résolutif : par l'iode qu’ils renferment en quantité très appréciable et qui est le fondant par excellence, par le silicate de soude et la silice, ils semblent doués tout à la fois, d’une vertu onctueuse et d’une action résolutive ; enfin, par cette propriété que possède cet ensemble, c’est-à-dire la sulfurine, de jouer le rôle d’acide faible, et par conséquent de se combiner avec les alcalis des humeurs et de décomposer certains sels. C’est de là que leur vient, sans doute, leur réelle efficacité pour cicatriser les plaies anciennes, les vieux ulcères. Ces substances nous rendent des services signalés pour résoudre les engorgements, certaines tumeurs superficielles de la peau, des tissus cellulaires, ou fibreux et des muscles, les tubercules d’acné rosacéa, et pour changer la vitalité morbide des tissus sur lesquels siègent depuis longtemps des aftections herpétiques rebelles, etc...» Dumestre les a employées comme résolutives dans les cas de fractures anciennes et «en applications sur les membres contracturés, ou chez lesquels les mouvements sont roides, difficiles. » Henry a conseillé de les employer pour l’usage interne, sous forme de méllite, opiats, poudres, pillules. Jaubert de Gréoulx en faisait une pommade dite « Grésillienne » dont il a vanté les effets.
La Barégine est aujourd’hui couramment employée dans le traitement des plaies atones et torpides, de quelque nature qu'elles soient. Ainsi que nous l’a enseigné récemment, M. le professeur Sellier l’usage de la Barégine, en applications sur les sequelles des blessures de guerre, a été très étendu dans les hôpitaux militaires, pendant la campagne 1914- 1918 et de nos jours. On l’'emploie avec succès en applica-
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tions sur les trajets fistuleux. Les vieux sequestres, longs à disparaître et ayant demandé des interventions multiples, ne résistent guère aux applications de Barégine employée de concert avec les bains. Il est du reste, une collection d'’esquilles et de sequestres conservée à l'hôpital militaire thermal de Barèges, preuve palpable que les cures thermales sulfureuses, ne sont pas, comme nous voulions bien l’écouter de la bouche d'un chirurgien, un vain leurre.
La Barégine s'emploie également, avec succès, sur les maladies de peau : dermatoses profondes, tenaces, exacerbées (le psoriasis ne compte plus ses guérisons) ; les douleurs rhumatoïdes, les ostéoarthrites traumatiques, bacillaires, de croissance ; les manifestations ganglionnaires, bacillaires, syphilitiques, etc.