‹ La barricade; chronique de 1910Chapitre 63 sur 78 · LE COMMISSAIRE · texte numérisé non relu

LE COMMISSAIRE

Nous allons toujours interroger celui-ci, monsieur Breschard. Il n'a pas pris ce joujoulà pour rien.

BRESCHARD, après avoir jeté un regard sur la pièce du fond.

Ce n'est pas la peine, monsieur le commissaire. On n'a pas touché aux meubles qui sont là. Et ça (Il montre le tas de boisj, vraiment, ça n'a pas d'importance. Je ne porterai pas plainte. Ainsi, votre mission est terminée.

LANGOUET, intervenant.

Je comprends. Vous voulez vous donner le beau rôle, devant elle (Il mo?itre Louise) et aussi me déshonorer devant les copains. Oui, si je n'ai pas tenu ce que j'ai promis, et que je reste libre, je suis déshonoré. Demandez-lui donc, à celui-là, monsieur le commissaire (Il montre Gaucherondj , si je n'ai rien fait. Vous verrez alors si vous ne m'arrêterez pas. GAUCHEROND, (fui a regardé Breschard.

Du moment que le patron ne porte pas plainte, je n'ai rien à dire, moi.

LE COMMISSAIRE, à Langouët.

Calmez-vous, mon garçon. Ça sera pour une autre fois. Du train dont vous y allez, nous sommes gens de revue, mais, pour aujourd'hui, non et non... Vous ne coucherez pas au bloc, ce soir... Sortez.

LANGOUET, hovs de lui.

Alors, il faut que je fasse encore quelque

chose pour que vous m'arrêtiez?... Eh bien!

Ça suffit-il, ça?

// rainasse une pièce de bois et s'élance sur Breschard, en la brandissant. Le commissaire, les agents, Gaucherond, se précipitent sur lui avant quil ait pu frapper.

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