‹ La barricade; chronique de 1910Chapitre 62 sur 78 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

LES MÊMES, BRESCHARD, LE COMMISSAIRE DE POLICE, HENRI, age.nts, GAUCHEROND, derrière la porte

BRESCHARD, débouchant par la porte gui donne sur le jardin.

Par ici, monsieur le commissaire. Nous y sommes, fil entre le premier et voit Louise tenant dans ses bras Langouèt. Les deux jeunes gens se séparent. Breschard est saisi. Puis, la voix altérée.jMonûeur le commissaire, j'étais allé vous chercher pour empêcher un attentat à la liberté du travail dont j'avais été averti. Je vois que ces malheureux ont réfléchi et qu'ils ne sont pas

venus. Vous m'excuserez de vous avoir dérangé pour rien.

LK COMMISSAIKE

Mais si, monsieur Breschard. Ils sont venus. Regardez-moi donc ce tas de bois. C'est des débris de meubles cassés, et ça sent la térébenthine, à plein nez. Nous sommes peut-être arrivés à temps pour empêcher ce gaillard-là (Il montre LangouëtJ de mettre le feu, et tout juste. Et puis, qu'est-ce qui se passe derrière cette porte, (il y va.) Elle est fermée à clef, monsieur Breschard... (Frappant contre la porte.) Ouvrez, au nom de la loi!

GAUGHEROND, derrière la porte.

De quoi? De quoi? Le coup du commissaire à présent. Vous devenez vraiment maboules, tas de feignants !

BRESCHARD

Monsieur le commissaire, mais c'est un ouvrier à moi, mon meilleur!... Qu'est-ce qu'ils lui auront fait?... (Allant à la porte.)

Gaucherond ! Gaucherond ! . . . Vous ne reconnaissez pas ma voix?

GAUCHEROND

Vous, monsieur Breschard?... Ma femme est donc arrivée à temps?... Ah! ça, par exemple!... Attendez... Je sors... Mais c'est pas fecile...

On entend un hruit de caisses bousculées , de verrou tiré. Gaucherond parait, son revolver ù la main.

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