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I.\ BASCI LE

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l'en importe... d'ailleurs, votre coiffeur aussi csl un bomme «I»' génie. Dieu '. que vous êtes jolie avec cette coiffure. Enfin, je suis possédé par vous, il n'y ;« pas d'autre mot.

ROSINE

M;ii> ce n'est pas moi que vous aimez, -l Sophie Arnould, je conua

En ce cas, j'aime Sophie Arnould d'un amour que je suis toul prél à prouver, tant que vous voudrez, à Rosine Bernier.

ROSINE

Nous vous montez la Irle parce que j'ai du succès, des costumes qui me voni bien

et que je parais plus jolie que je ne le suis réellement, à cause que je suis poudrée...

vous avez le coup de poudre

Le coup de poudre... Oh ! très joli. C'est un à peu près, je m'en rends très bien compte. Enlevez-la donc un peu, celle perruque. . . enlevez-la, et vous verrez.

ROSINE, »e lovant.

Non, je n'ai pas le temps, il faut même que je m'habille, j'entre en scène (oui à l'heure. Je suis obligée de vous renvoyer.

HUBERT, tirant sa montre.

Nous entrez en scène à onze heures moins un quart... Vous avez plus de temps qu'il ne vous en faut... Je ne m'en irai pas sans un mot d'espoir.

»;i LA BASCI l E

ROSINE

Allons... cessez cette plaisanterie.

Mais voua vous trompez. . Ça n'es! pas une plaisanterie... j*- vous assure... c'est très sérieux : encore une fois, je ne m'en irai pas sans un mol d'espoir.

Mais vous êtes ('humant, mon cher, quel espoir voulez-vous que je vous donn<

Le plus grand... je veux tout ou rien.

ROSINE

11 n'y a pas de milieu.

Tout ou rien, ejt j'appelle rien ce qui n'est

pas tout . Vous comprenez, je ne suis plus un petit jeune homme et je ne peux pas me contenter d'un simple flirt.

ROSINE

Vous me parlez sans détours.

11 n'y a qu'une façon d'entrer dans le cœur d'une femme... comme un dompteur entre dans une cage, botté et le fouet à la main.

ROSINE

Ou comme Louis XIV au Parlement.

Si vous voulez... l'amant, c'est moi !

ROSINE

Vous voyez décidément le rôle en bottes;

LA BASCI I

il n'y a qu'un malheu I que mon cœur

n'es! ni une cage de fauves ni un Parlement. Il voua prend tout 6 coup la fantaisie de m'ai mer; mais, moi, je manque un |»<-n de préparation et,si fantaisiste que je sois, je n'ai pas pour habitude de me j<-1<t dans les bras dû premier venu.

lUT.KHI

Oh! !<■ premier venu. Écoutez, Rosine, ne dites pas des choses pareilles... mais nous sommes de vieilles connaissant Rappelez-vous... je vous ai vue débutera l'Odéon.

ROSINE, rêveuse.

A l'Odéon !

N'est-ce pas un lien, ça? Et, quand vous ('•liez découragée, c'est moi qui vousrécon-

fortais... je vous prédisais que vous auriez un jour la gloire... j'ai toujours été un peu votre confident, le confident de vos peines et de vos joies... et, de toutes les femmes que j'ai connues, c'est vous qui ne fûtes jamais que mon amie, c'est vous qui m'avez laissé le souvenir le plus tendre, le plus amoureux.

A la lionne heure, c'est très gentil, ce que vous me dites là.

Gentil ? Mon grand-père avait l'habitude de dire : gentil n'a qu'un œil.

ROSINE

Vous l'avez encore votre grand-père ?

Non... Pourquoi ?

l.\ BAS* i LE ROSINE

J'aurais taol voulu !<• connatti

m BBM

Eh bien !... voilà... <;i ne signifie rien que vous venez de du i ne résiste |

à l'analyse... <-t pourtant, c'esî exquis.

ROSINE

Vous exagérez..

HLRERT

Pasdu tout... tenez, c'est pour ces choseslà que je vous aime... et puis, c'est le ton dont vous les dites... c'est votre voix, c'est...

rosi m:

Et avez-vous toujours votre vieille cousine? Vous savez, cette pauvre dame qui était folle, et dont la folie consistait à croire

qu'elle avait un grand canapé sur la tête... Alors, quand elle arrivait devant une porte, elle disait : « Je ne pourrai jamais passer. » Mon Dieu, avons-nous rides fois !

HUBERT, grave.

Rire des mêmes choses, c'est les neuf dixièmes de la sympathie, parce que lout le monde ou à peu près pleure pour les mêmes choses, et ça ne prouve rien. Pourtant, je ne vous ai pas seulement fa il rire. Rappelez-vous qu'à deux reprises, la vie nous a rapprochés dans des circonstances telles que je vous ai exprimé des sentiments passionnés, et vous n'avez pas ri. Et, si je me souviens bien, vous m'avez laissé comprendre que vous-même...

ROSINE

Oui, si vous aviez été libre, mais vous ne l'étiez jamais.

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