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le sais. \ ous me recevez avec gaieh .1 aurais préféré autre chose, par exemple une émotion très profonde. Enfin ! c'esl <!«• la gaieté, il faul m'en contenter, d'autan I plus que les femmes ><»nl spuvenl I ceux qui les foui rire.
( )ui, il parait.
Enfin, ce soir, j'ai |»n> mon cou deux mains; je brûle mes vaisseaux; depuis
lmil jours, je ne fais que penser à vous, c'est une obsession, j<i vous aime.
ROSINE
Et allez donc- !
HUBERT El allez doncl Oui. j<i me suis dit qu'une
femme comme vous ne pouvait être insensible au langage de la passion véritable.
ROSINE
Ecoutez, je suis tout de même un peu surprise de cette déclaration.
Allons donc! ca ne doit pas vous surprendre : tout Paris en ce moment est amoureux de vous.
ROSINE
Tout Paris ! c'est beaucoup de monde, ça.
Votre auteur d'abord est amoureux de vous ;. le Président lui-même... vous savez qu'il est dans la salle?
I \ BAS< l II.
ROSINE
Oui, oui, je Bais.
m BERl
lin l'airde beaucoup s'amuser; j<- suis sur qu'il est amoureux de vous... Je l'observais tout à l'heure, sans qu'il s'en doutât... Eh bien ! il était transfiguré. Ali! c'est qu'il a beau être 1<4 <-ln'l' de l'Etal . il es! Français avant tout, il est parisien, il est séduit par votre charme, votre grâce, votre sourire '-t. quand la sn lie tout entière vous a rappel je l'ai parfaitement vu, il s'est tourné vers le chef du Protocole, el il a fait le geste d'allégn sse. C'est que vous êtes adorable, extraordinaire, étourdissante. Ali ! quelle femme vous êtes! Vous êtes une femme, la femme et les femmes...
ROSIM
Tout en eu même terni»-
LA BASCULE 6i
Je vous dis... c'est prodigieux! Et puis, ce rôle de Sophie Arnould, pour moi, pour moi qui vous connais, c'est tellement vous avec vos coups de cœur, votre esprit, votre fantaisie surtout ! Et vous savez combien j'aime la fantaisie. Dites-moi, il vous connaissait bien, l'auteur, pour vous avoir écrit ce rôle-là ?
ROSINE
Non, il ne me connaissait pas du tout.
Alors, c'est un homme de génie... je le lui ai dit.
ROSINE
Non, c'est à mon coiffeur que vous lavez dit.