LA NOURRICE
Oui, Madame, elle vient de se réveiller.
MARGUERITE au bébé.
Bonzou... bonzou... Où donc qu'elle est, la petite Madeleine ? Polisson, polisson, polisson ! (Elle la chatouille.) Qui est-ce ça ? C'est marraine, c'est la marraine à la petite Madeleine. Alterniez, nounou, je vais la prendre une minute.
MARTHE
Promis garde... Ne la fais pas crier.
MARGUERITE, prenant l'enfant.
N'aie pas peur... elle m'aime beaucoup...
lli l.\ BAS4 i II.
\ esl ce pas que i u \ eux bien venir avec marraine ? Elle esl adorable, cette petite, (a 6e. \ oiia \ oyez, elle me reconnatl . elle me sourit.
Wll'.hl' I
( Hi ! il n'en faut pas en tirer vanité, Marguerite, ''Ile souri! à toul 1<- monde. Elle rail absolument I<* même sourire au facteur.
MARGl i:i;i I I
I i'esl parce que vous êtes jaloux. N'écoute
pas papa, il dit des bêtises. Viens voir tonton Hubert... il est gentil, lui. (A. Hubert) Tiens, regarde, elle te sourit... Oh ! trésor, \ a '.
Elle embrasse le bel HUBERT, à mi-voix.
(-'est effrayant! C'esl effrayant!
.MARGUERITE, tristement.
Tenez, nounou, reprenez-la.
MARTHE
Tu on as assez.
MARGUERITE
Non, ça me fait trop de peine.
MARTHE
Nounou, promenez-la un peu dans le parc. Faites bien attention de ne pas aller au soleil.