‹ La basculeChapitre 57 sur 84 · L0R8AT · texte numérisé non relu

L0R8AT

(Test vous qui le dites et, si charmante que soit la période où nous en sommes, il faut toujours arriver à un bonheur plus complet, plus parfait.

ROSINE

Oui, il faut arriver à ce bonheur-là : c'esl désolant !

LORSAY, se rapprochant de Rosine.

Mais non, ça n'est pas désolant. J'aime beaucoup rire bien près de vous, comme ça. . . je m'imprègne de voire odeur et je l'emporterai avec moi... vous sentez l'œillel.

ROSINE

Vous connaissez la fable ?

La renoncule un jour avec l'œillet

LORSAY Dans un bouquet se trouva réunie.

ROSINE Elle prit sur le champ le parfum de l'œillet.

LORSAY

On ne peut que gagner en bonne compagnie.

(La prenant dans ses bras). Ail ! laissCZ-llloi ga-

gne!

iftj LA BASCULE

I'.osim-:.

Parbleu, voua n'avei rien à perdi vez-vous que vous devenez très hardi I

L0RSA1

Je peste dans la moralité de cette petite fable.

ROSINE

Je ne vous reconnais plus.

lorsay

Je ne me reconnais plus moi-même.

Quand il ne faii pas très clair, \<- n'ai peur de rien. Kl puis, la vérité, c'est qu'il faul avoir le courage <lr son amour; je vous aime, je ne pense plus <pi à vous, je vous désire ardemment. (Entre Adrien, vieux domestique,

cheveux blancs et longs). OlK'l lluilllllii . i allai!

si bien !

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