I.A B KSi ' LE ROSINE
Il n'es! pas raisonnable.
LOI [SE
Non... car enfin il sail bien que c'esl lui < 1 1 M' j'aime. J<- ne cesse de !<• lui dire.
LORSAY
Mais vous dites la même chose à Alfred.
Il le faut bien.
LORSAY
( l'es! bien difficile, toul ça.
LOUISE
.Mais non. c'esl très ^i 11 tpl**. Je les aime différemment, voilà tout : j'aime Alfred tendrement, ri .lean. cres( la fantaisie, c'esl le caprice... Enfin, Jean devrait bien se rendre
l.A BASCULE
compte de la situation, il devrai! comprendre qu'Alfred a aussi dos droits, que je dois avoir pour Alfred certains égards; au contraire, il devient d'une exigence folle; c'est au point que, maintenant, lorsque je dois dîner ou déjeuner avec Alfred, je suis obligée de donner des prétextes à Jean... lu m'avoueras que c'est violent ! Enfin, aujourd'hui, comme je déjeunais précisémehl avec Alfred, j'ai dit a Jean que je déjeunais chez toi. Seulement, puisque Jean m'a rencontrée en voiture avec Alfred, je lui dirai qu'après le déjeuner nous sommes sorties toutes les deux, que nous sommes tombées sur Alfred qui a voulu ni'eniinener el que je n'ai pas pu m'en débarrasser.
ROSINE
( Test entendu
LOUISE
Alors, je suis venue le prévenir tout de
LA B AS C I I l .
suite, car ce soir, au i héâtre, Jean aurail pu t'en parler .'i\ anl <jih- moi, j ;o<- pu te voir, et c'esl pourquoi il était bon aussi que Lorsay fûl averti ai, des fois, oo avait parlé de ion! ça devant ini.
I ORS \ï
El nous aviez peur que je rectifie. Oh! Mademoiselle, soyez sans crainte, je n'aurais pas pris pari à la conversation, el même je me serais retiré discrètement. Au revoir" Madame.
Il baise la main de Rosine.
ROSINE
On vous verra ce soir?
LORSAY Si vous le désire/.
ROHM
Je l'exige. J'aurai dos choses impor-
tantes à vous dire. Venez après le deux... nous aurons le temps de bavarder.
LORSAY, à Louise.
Au revoir, Mademoiselle.
Poignées de mains.
Il s'en va, Rosine l'accompagne jusqu'à la porte de l'atelier. On entend, dans l'escalier, le bruit de quelqu'un qui tombe.
ROSINE, dehors.
Ah ! mon Dieu ! vous êtes tombé ! Vous ne vous êtes pas ' fait mal ?
L ORSAY, dans l'escalier.
Non, non, ça n'est rien, ne vous occupez pas de moi.
Rosine rentre.