SCENE VI
ROSINl . m BEP l
Adrien ouvra la |»<»rt<-, introduit Hul
habit et cravate blan< s>>n palet
HUBERT baisanl la maii ne.
Bonjour, ma chère amie... et d'abord, laissez-moi vous remercier d'avoir l»i<-n voulu me recevoir. Je commençais à dés< pérer. Enfin, j'ai trouvé votre |»«-lil mot, tantôt, rue La fontaine. Il était sec, votre petit mot.
Vousne pensiez pourtant pasquejevous écrirais quatre pages débordantes de tendresse.
HUBERT, "tai.t sou pa!
Enfin, je vous vois, c'est l'essentiel Bonjour, ma chère Rosine.
ROSINE
Bonjour, vous l'avez déjà dit,
Excusez-moi... je suis très troublé.
ROSINE
Remettez-vous.», remettez-vous 1
IIURERT, B'asseyant.
Voyons, comment allez-vous?
ROSINE
Moi, je vais très bien.
Tant mieux. Eh bien, moi, je vais très mal.
ROSINK
Ah!
m i.\ das( i m.
lit l'.l .1:1
Oui, je vais très mal. Mais «;;i m- vous Intéresse guère, puisque vous ;i\<-/. pu me laisser .quinze grands jours sans me donner signe de vie.
ROSINE
Ah ! pardon, ce n'esl pas moi <|ni vous ai quitté... vous vous êtes sauvé.
Vous êtes encore fâchée
ROSINE
Dame !
Oui... Ecoutez, Rosine, je veux tous parler hv> sérieusement. J'ai des cho* définitives h vous dire.
Moi aussi.
En ce cas, après vous.
ROSINE
Non, non, commencez.
HURERT
Vous méjuge/ sévèrement et vous considérez que ma conduite étail offensante pour vous; mars mellez-vous à ma place : j'avais cru réellement apercevoir ma femme dans la cour... alors, j'ai perdu la tête. Je suis bien excusable.
ROSINE
Non, vous n'êtes pas excusable de m' avoir laissée là, sans vous inquiéter le moins du monde de ce que je deviendrais. On n'aban-
donne pas une femme, une femme comme moi, dans une situation pareille.
m BER1
Je comprends <|u<- vous m'en ayez voulu sur le moment .
ROSINE
Sur le moment el maintenant... je \<>uassure que je vous en veux. Kl puis surtout, j'en ai assez.
iii 1:1:1.1 Vous avez assez de quoi ?
ROSINE
Mais de boutes ces complications, et de vos remords, el de vos terreurs. .!<• ne suis pas habituée à ces manières-là.