R08IN
Non, j*' ne sui> pas sa maît
Mais vous le serez.
ROSINE
Ça, c'est mon affaire, <;;• me regarde,
Comment! Vous me dites ça, à moi?
ROSINE
Vous m'interrogez, je vou^ réponds,
Je ne peux }»as me faire à l'idée que vous apparteniez à un autre.
ROSINE
11 suffit que je m'y fasse, moi.
Je vous en prie, Rosine, ne me poussez pas à boni.
ROSINE
Vous me menacez? Oh ! vous ne me faites pas peur.
Mais non, je ne vous menace pas, seulement jr suis très malheureux... vous venez
de me donner un coup terrible.
Adrien entre.
ADRIEN
Madame n'oublie pas l'heure... son dîner
esl servi.
242 l.\ B KHC\ LE
Bien, bien, je descends.
Ecoutez, Rosine, je vais vous «lire quelque chose de très grave : vous avez raison, il faut prendre une résolution.
ROSINE
Ah! mon Dieu I Vous voulez divorcer, vous allez me (len)jui(K'i- ma main? C'esl pour ça, sans doute, que vous avez ini> votre habil ?
Non, je vous prie de m'excuser <l<* m'étre présenté chez vous dans cette tenue un peu ridicule, niais j'ai ce soir un dîner de contrat.
R0S1NK
Tiens ! Tiens !
Oui, je marie un de mes eousins dont je suis témoin. Alors, je suis rentré chez moi m'habiller, avant de venir, pour pouvoir causer plus longtemps avec vous ; en sortanl d'ici, j'irai directement là-bas, vous com-
prenez ?
Parfaitement.
rosi m:
IIURKRT
Mais ce que je veux vous dire, c'csl que nous n'allons pas nous quitter ainsi. .. Je ne peux pas renoncer à vous.
Il veut l'enlacer.
ROSINE, se levait.
Oh! non! Oh ! non ! laissez-moi, j'ai
'ii l.\ BASC1 LE
horreur de ces scènes là. .. c'esl inutile (I 'abord... je vous ai dit tou! ce que j'ai à vous dire... il n'y a pas à y revenir. D'ailleurs, je n'ai |>;is l<- temps, il faul que je >oi> ;ni théâtre ;< huit heures, H je n'ai |t,i> dtné.
Elle M d i r i •' < - • en I HUBER1 . la retenant.
Vous ne vous en irez pas ^;m^ m'avoir entendu.
BOBINE Jr vous en prie.
HUBEBT
Ma petite Rosine...