‹ La BasocheChapitre 11 sur 98 · ACTE PREMIER H · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER H

mentanôment du plaisir de l'aller voir, pour ne pas éveiller les soupçons.

LÉVBILLÉ

Mais où r as-tu connue?... Gomment l'idée t*es4;-elle venue de l'épouser?...

CLÉMENT

J'étais parti, un matin, à travers la campagne, à la poursuite d'une rime rebelle, et je me trouvais assez loin de Pans déjà, sur les terres de la baronne de Ghevreuse, quand je la rencontrai, et qu'un seul de ses regards embrasa tout mon être.

LÉVEILLÉ

Parlez-moi des poètes pour aller vivement en besogne ..

CLEMENT VILANELLE

Quand tu connaîtras Colette, Ami, tu m'auras compris.

C'est sa grâce mignonnette, Ses yeux, sa voix de fauvette, Son sourire qui m'ont pris, Ne t'en montre pas surpris, Quand tu connaîtras Colette, Ami, tu m'auras compris.

Sa candeur, son air honnête.

Achevèrent ma ronquôte ; Mon parti fut bientôt pris, Je la voulais à tout prix !

Quand tu connaîtras Colette, Ami, tu m'auras compris.

Ce n'est pas d'une coquette, A q»ui l'on conte fleurette.

D'une dame de Paris, Que mon cœur se sent épris.

Quand tu connaîtras Colette, ^mi, lu m'aurfis compris.

GUILLOT, paraissant sur le seuil.

Maître Clément Marot, vos amis vous demandent.

CLÉMENT

Et que veulent-ils de moi ?

GUILLOT

Une chanson.

LÉVEILLÉ

Il faut leur obéir. Te voilà leur esclave. C'est ta royauté qui commence, (il l'entraîne dans rhôtellerie. Guillot sort derrière eux Midi sonne à différents clochers de la ville.)

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