‹ La basoche, opéra-comique en trois actesChapitre 69 sur 100 · ACTE DEUXIEME m · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME m

ROLAND, à part.

Je suis joué !

(Aux clercs.)

Notre présence est importune.

(D'un ton méprisant.)

Le roi, vous le voyez, est en bonne fortune.

MARIB, scandalisée.

En bonne fortune? N'en croyez rien!

Je suis sa femme.

(Ebahissement général . )

ENSEMBLE CLÉMENT j LES AUTRES

Ma femme? I Sa femme?

MARIE

Avec orgueil je le proclame.

ROLAiND

Sa femme ! Je le disais bieni

MARIE

On m'avait bien dit de me taire Et j'avais promis le secret ; Mais à quoi bon tant de mystère?

Dans quel but? Dans quel intérêt?

Lorsque d'un roi l'on est l'épouse, C'est pour marcher à son côté.

De mon titre je suis jalouse :

Je veux ma part de royauté.

94 LA BASOGHK

ENSEMBLE

ROLAND et LES CLERCS

Pareil délit ne peut se taire; Se marier n'est point permis; Notre règlement est précis Et îliil ne saurait s*y soustraire.

MARIE, à part.

J'ai dévoilé tout le mystère.

Je ne pouvais, il Ta compris, Laisser malmener, dans Paris, Une princesse d'Angleterre.

CLÉMENT et LÉVBILLÉ, bas,

Ghut ! dii silence, il faut nous lairé Roland tantôt sera surpris, Quand il verra qu'il s'est mépris.

Du silence ! Laissons-le faire.

(Le chancelier et deux autres juges prennent place solennellement sur une des tables de Tauber^ô. Les autres se groupent autour sur l'escalier et la galerie.)

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