‹ La Basoche; opéra-comique en trois actes. Paroles de Albert CarréChapitre 9 sur 104 · SCÈNE III CLÉMENT MAROT, LÉVEILLÉ · texte numérisé non relu

SCÈNE III CLÉMENT MAROT, LÉVEILLÉ

LEVEILLE, à Clément Marot qui pendant la scône précédente est resté assis sur l'une des bornes de la fontaine, écrivant sur ses tablettes.

Que griftbnnes-tu là? Des vers?... (Riant.) Ou ton discours du trône ?

CLl-MENT

Tu ras dit.

LEVElLLÉ, le saluant.

Salut à Clément Marot, roi de la Basoche et prince de la sottise ! Peste ! Je ne te savais pas si ambitieux. Qu'est-ce qui

peut le séduire si fort dans ce rôle de monaniue pour rire ? Est-ce de porter dans nos cérémonies un manteau royal et une couronne pareille à celle du roi de France? D'avoir une garde d'honneur sans cesse pendue à tes chausses ou d'être réveillé toutes les nuits par des aubades ?

CLEMENT

Hélas I non, ce n'est point la vanité qui me guide.

LÉVEILLK

Qu'est-ce donc ?

CLÉMENT, tristement.

Le besoin.

Comment ?

CLKMIÎNT

Tu oublies un des privilèges attachés au litre que j'ambitionne.

LÉVEILLÉ

Celui ?

CLÉ.MENT

De frapper monnaie.

LEVEILLÉ, avec mépris.

Penh I monnaie de Basoche, une monnaie en plomb !

CLÉMENT

Ayant cours auprès des fournisseurs du Parlement, auprès

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