SCÈNE III CLÉMENT MAROT, LÉVEILLÉ
LEVEILLE, à Clément Marot qui pendant la scône précédente est resté assis sur l'une des bornes de la fontaine, écrivant sur ses tablettes.
Que griftbnnes-tu là? Des vers?... (Riant.) Ou ton discours du trône ?
CLl-MENT
Tu ras dit.
LEVElLLÉ, le saluant.
Salut à Clément Marot, roi de la Basoche et prince de la sottise ! Peste ! Je ne te savais pas si ambitieux. Qu'est-ce qui
peut le séduire si fort dans ce rôle de monaniue pour rire ? Est-ce de porter dans nos cérémonies un manteau royal et une couronne pareille à celle du roi de France? D'avoir une garde d'honneur sans cesse pendue à tes chausses ou d'être réveillé toutes les nuits par des aubades ?
CLEMENT
Hélas I non, ce n'est point la vanité qui me guide.
LÉVEILLK
Qu'est-ce donc ?
CLÉMENT, tristement.
Le besoin.
Comment ?
CLKMIÎNT
Tu oublies un des privilèges attachés au litre que j'ambitionne.
LÉVEILLÉ
Celui ?
CLÉ.MENT
De frapper monnaie.
LEVEILLÉ, avec mépris.
Penh I monnaie de Basoche, une monnaie en plomb !
CLÉMENT
Ayant cours auprès des fournisseurs du Parlement, auprès