‹ La Basoche; opéra-comique en trois actes. Paroles de Albert CarréChapitre 10 sur 104 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

du barbier, du papetier (Montrant renseigne de Guillot avec un

soupir. \ du rôlissour.

LÉVEILI-l':

En es-tu là ?

CLÉMENT, frappant sur son gousset.

J'en suis là. . .

LÉVEILLK

Où donc passe tout l'argent que lu gagnes à recopier lo grimoires de ton procureur ? Le jeu ?

Fi:

Une maîtresse ?

CLÉMENT

Mon Clier Léveille (Après avuir regardé autour de lui avec précaution.», je me suis marié. . .

LÉVEU.I.K, ba^.

Toi?. . . Avec la gente iiastourelle doal parle ta chanson ?

Oui. Elle a nom Colette, et habite au bourg de Chevreuse avec sa mère, une brave paysanne, duut je suis aujourd'hui l'unique soutien.

LEVEILLE

Tu t'es marié, toi?. . . un clerc de !a Basoche ?

CLÉMENT

Mon Dieu oui. . .

LÉVEILLÉ

Mais, malheureux, tu as donc oublié quo, pour faire partie de noire corporation, il faut èlre célibataire... célibataire... eutends-lu ?. . sous peine de radiation... c'est inscrit en toutes lettres à Tarticle preniier de nos statuts, et messieurs les clercs du Parlement ne plaisantent pas sur cet arliclelà!..

CLE.MENT

Aucun danger. Colette ne quille jamais Chevreuse, elle ne connail ni ma profession, ni ma demeure, et je me prive momentanément du plaisir de l'aller voir, pour ne pas éveiller les soupçons.

Mais où l'as-tu connue ?. . . Comment l'idée t'est-elle venue de l'épouser?. .

CLEMENT

J'étais parli, un malin, à travers la campagne, à la poursuite d'une rime rebelle, et je me trouvais assez loin de Paris déjà, sur les terres de la baronnie de Ciicvreuse, quand je la rencontrai, et qu'un seul de ses regards embrasa tout mon être.

LEVEILLE

Parlez-moi des poètes pour aller vivement en besogne.

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