Archevêque de Paris depuis
son castel, ses hommes d'armes, son tribunal, ses remparts. Peu à peu les remparts particuliers ont été franchis par la population débordante. Et les seigneuries se sont unies les unes aux autres, faisant tomber dans une enceinte commune les barrières qui les séparaient.
H. Legrand, dans son introduction au Plan de Paris m 1380^, décrit ce mouvement de formation :
(( Paris commence par un noyau de palais et d'hôtels fortifiés, entourés de murailles élevées, sans ouvertures extérieures, mais ayant au-dedans des jardins, des bosquets et des galeries bien aérées. Il n'y a de maisons de marchands, ou d'artisans, qie ce qu'il faut pour le service de ces palais et de ces hôtels et elles appartiejinent aux seigneurs. Chaque maison est occupée par le maître et ses ouvriers et apprentis, ou par le ménage et sa famille. Plus tard les seigneurs bâtissent dans leur clos ou se resserrent dans le centre de leur propriété, partageant et divisant en habitations les parties qui bordent les voies publiques ; plus tard encore ils divisent leurs hôtels du centre parce que la valeur Jocative augmente, et ils vont habiter dans les faubourgs ou autour du palais des rois. En même temps que les hôtels se divisent, des clos entiers