‹ La Bastille des comâediensChapitre 117 sur 122 · Ces quatre mots rayés dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Ces quatre mots rayés dans le manuscrit

le 5 de ce mois, pour s'être trouvé sur le théâtre de ce spectacle, où il a fait plusieurs extravagances et insulté l'un des directeurs. Il demande sa liberté.

L'ordre de sa détention n'a pas passé par la police et a été envoyé directement à M. Duval *»

S'adresser à M. de Maurepas.

27 novembre 1748 -.

On n'a pas la date précise de la mise en liberté du neveu de Rameau, mais on peut assurer qu'il ne l'attendit pas longtemps après l'envoi de son placet.

C'est à l'incartade qui avait motivé cet emprisonnement au For l'Evêque, que se rapporte une lettre citée par M. Monval et dont l'original doit être conservé aux Archives nationales. Elle est écrite de Fontainebleau, le \2 novembre 1748, au musicien Rameau, le plaignant des sujets de tourments que lui donne son incorrigible neveu et lui proposant de le faire passer aux colonies, à Saint Domingue ou à la Martinique. Tel était, comme on sait, le moyen dont les familles se servaient au xviii® siècle pour se débarrasser des tôles incorrigibles, des sujets de qui la conduite donnait lieu de craindre « pour l'honneur de la famille ». Rameau ne se montra pas aussi sévère.

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