‹ La Bastille des comâediensChapitre 32 sur 122 · Bibl. nat., ms. Joly de Fleury 1293, f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., ms. Joly de Fleury 1293, f

L'annotateur anonyme du manuscrit de l'Arsenal ajoute ce commentaire: (( 40 sols par joui' pour un lit, réduits par le règlement à 15 sols^ ».

Le poète poursuit :

Porte ^ porte tes yeux jusqu'au fond de ce gouffre^ Des ténébreux guichets perce répaisse nuit. Là^ tant que son argent ne l'a point relâchée^ Tout un jour on tieîit Lise- à la 7norgue'^ arrestéc, Et Lubin sans test on n'est mis enfin dehors Qu après qu'il a mis bas culotte et justaucorps'^. N'entends-tu pas les cris de ce maître de forges'^ ^ Qu'entre les deux guichets ce loup tient à la gorge, Jusqu'à temps que, timide, il ait pu lui compter Les louis qu'à minuit on lui fait emprunter ? Vois ce gros niaUôiier^' qui sa bourse dénoue : Il va, deniers cornplans, se sauver de l'écroue, Mais quoiqu'il entre, pjaye et sorte en nrême tems, Il faut à graisse d'or voir les guichets contens,

1. Bibl. de V Arsenal, ms. 3307, f. 114. Ce chiffi-e de 15 sols se trouve dans le règlement du 11 février 1690.

2. « On tient à la morgue jusqu'à ce qu'on ait payé » (Note du ms. 330K de la Bibliothèque de l'Arsenal).

3. «Morgue, petite chambre à l'entrée d'une prison où le prisonnier est d"abord enfermé pour être reconnu des guichetiers. » Lacurne-Sainte-Palaye.

4. «.On a dépouillé des gens quin'avoientpas dequoipayer »(Note du ms. 3307 de la Bibliothèque de l'Arsenal).

5. « Senicourt, arrêté à minuit, et tenu aux guichets jusqu'à ce qu'il payât 4 louis d'or qu'il emprunta» (Note du ms. 3307 de la Bibliothèque de l'Arsenal).

6. De Grassières paya 12 écus pour une heure qu'il fut arrêté (Note du ms. 3307 de la Bibliothèque de l'Arsenal).

Sa7is gîte payer g île et, pour çuon f expédie, Tripier trois fois /es droits d'entrée et de sortie : Mais en vain je voudrois vol à vol raconter Ce que contre nos droits Fradin ose attenter^.

Ces plaintes paraissent avoir été reconnues exagérées, car le Parlement laissa Fiadet concierge du For TEvéqne-; mais, comme bien des points en étaient exacts, les magistrats rédigèrent un règlement, dit notre auteur, qui rendit le retour de pareils abus difficile. C'est ce que le poète de la Fradîne appelle les ongles rognés.

Au xvni' siècle, au contraire, les documents présentent les concierges du For TÉvêque comme des hommes de bien et de probité. Citons ce mémoire

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