‹ La Bastille des comâediensChapitre 48 sur 122 · Dihl. de VArsenal, Arch. delà Da^tille, ms · texte numérisé non relu

Dihl. de VArsenal, Arch. delà Da^tille, ms

'2. Bibl. nat., recueil Thoisy, 115, f. 65 et suiv.

3. Disserlalion philosophique et critique sur un faux jugement porté contre le progrès des sciences, ou le soi-disant progrès des lettres, à Voccasion de Venlèvement d'un prisonnier du For VEvêque, prison de Paris, par les déguisemens de sa maîtresse. Amsterdam et Paris, 1780, in-8» [Bibl. de la Ville de Paris, 4963, in-S").

est « une femme du monde, tel qu'on interprète à Paris le mot de courtisane». Son galant avait été mis dans la prison du roi, par ses créanciers, pour une dette de 4.000 livres:

Gardé pour r assurance D'une somme cVargent^ Qîcih mangèrent ensemble Comme de petits rats.

Désireuse de briser les fersde son ami, la « femme du monde » recourt à un stratagème:

Il faut changer sa voix,

Prendre un ton de duchesse

Avec témérité,

Feindre ciiielle est duchesse^

Dame de charité,

Quelle fera V aumône

Aux pauvres jïrisonniers.

Elle loue un carrosse, Même cmjyrunte un laquais^

Une fiueue à sa robe.

Une montre au côté.

Une riche livrée..

En cet équipage, elle arrive au For TËvêque, (lame de charité :

On se lève^ on salue, Tout lui fait compliment.

Elle se fait conduire dans la chambre

Où couchait son galant :

Elle sentait moins V ambre Que le goût de relan.

Elle sut si bien faire Qu'on ne devina point^ Qu'en le coin solitaire On changeait de pourpoint.

Si bien que la belle emmène, à la barbe des guichetiers, son ami qui a pris la livrée de l'un de ses domestiques. Il monte au derrière du carrosse :

Allons, fouette cocher'^ !

Les prisonniers pour dettes étaienttrès nombreux. Les créanciers, qui les faisaient incarcérer, furent

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