Dihl. de VArsenal, Arch. delà Da^tille, ms
'2. Bibl. nat., recueil Thoisy, 115, f. 65 et suiv.
3. Disserlalion philosophique et critique sur un faux jugement porté contre le progrès des sciences, ou le soi-disant progrès des lettres, à Voccasion de Venlèvement d'un prisonnier du For VEvêque, prison de Paris, par les déguisemens de sa maîtresse. Amsterdam et Paris, 1780, in-8» [Bibl. de la Ville de Paris, 4963, in-S").
est « une femme du monde, tel qu'on interprète à Paris le mot de courtisane». Son galant avait été mis dans la prison du roi, par ses créanciers, pour une dette de 4.000 livres:
Gardé pour r assurance D'une somme cVargent^ Qîcih mangèrent ensemble Comme de petits rats.
Désireuse de briser les fersde son ami, la « femme du monde » recourt à un stratagème:
Il faut changer sa voix,
Prendre un ton de duchesse
Avec témérité,
Feindre ciiielle est duchesse^
Dame de charité,
Quelle fera V aumône
Aux pauvres jïrisonniers.
Elle loue un carrosse, Même cmjyrunte un laquais^
Une fiueue à sa robe.
Une montre au côté.
Une riche livrée..
En cet équipage, elle arrive au For TËvêque, (lame de charité :
On se lève^ on salue, Tout lui fait compliment.
Elle se fait conduire dans la chambre
Où couchait son galant :
Elle sentait moins V ambre Que le goût de relan.
Elle sut si bien faire Qu'on ne devina point^ Qu'en le coin solitaire On changeait de pourpoint.
Si bien que la belle emmène, à la barbe des guichetiers, son ami qui a pris la livrée de l'un de ses domestiques. Il monte au derrière du carrosse :
Allons, fouette cocher'^ !
Les prisonniers pour dettes étaienttrès nombreux. Les créanciers, qui les faisaient incarcérer, furent