‹ La Bastille des comâediensChapitre 49 sur 122 · Chant malin ^ loc. cit · texte numérisé non relu

Chant malin ^ loc. cit

obligés, jusqu'en 1693, déverser pour leur entretien un minimum de quatre sols par jour. A partir de celte date le chiffre fut porté à 7 sols^.

Quanta l'entretien des prisonniers d'ordre au. roi ou de police, il donnait souvent lieu à des contestations. A qui devaient incomber les frais? Le conseil du roi nommait un magistrat pour en décider; le choix tomba généralement sur le lieutenant de police^.

Il était sévèrement interdit aux concierges et guichetiers de battre ou de maltraiter les prisonniers, de les mettre aux fers, de les injurier, de leur laisser prendre du vin par excès, de permettre qu'on leur vendît aucune marchandise qui n'eût les poids, mesure et qualité requis par les ordonnances de police ^.

Les prisonniers « recommandés » étaient interrogés par les magistrats dans la salie du Conseil^.

Le concierge était civilement responsable vis-àvis des créanciers de la garde de ceux qui étaient incarcérés pour dettes ^

Les prisonniers gravement malades, et ceux qui souffraient d'une affection contagieuse, étaient sortis de la prison. Jusqu'en 1730, on les confiait

. 1. Arch. nat., ADi", 27^ 108.

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