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LES PRISONNIERS

Une observation, faite par le concierge Perrotte, domine l'histoire des incarcérations au ForTEvèque : u Celte prison, dit-il, ne porteaucune tache etn'exclut par la suite d'aucune charge, il n'en reste jamais de vestige ^ »

Aussi le bon graveur Jacques Lagniet, graveur, poète et libraire-éditeur, n'avait-il pas hésité à donner pour enseigne à sa boutique, sur le quai de la Mégisserie, Au Fort-rEvêque.

Le concierge Dinant du Verger constate, en 1774, que c'est avant tout une prison militaire. « Par cette raison, ajoute-t-il, la commission de concierge se donne ordinairement à des personnes qui sont instruites des règles et delà discipline militaires-. » Et, de fait, quand il s'était agi, en 1768, de confier à Dinant du Verger la garde de la prison, ses prolecteurs avaient principalement fait valoir devant le

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