Bihl. nal.^ ms. Joly de Fleury
2. Les dettes de l'un d'entre eux, lord Massereene, pair d'Irlande, s'élevaient à 370.000 livres.
3. Bibl. nai., ms. Joly de Fleury 1293, f. 197-201. — On trouve dans le chapitre précédent l'explication des expressions «prisonniers d'ordre du roi», « prisonniers recommandés », «prisonniers de police ».
4. Bihl. de VArsenal, Arch. de la Bastille, ms. 12G89. — Voir aussi Bihl. nat., ms. Glairambault 283, f. 492 verso, une liste de prisonniers du For l'Evêque des années 1692-1694.
tribunal des maréchaux de France, est encore plus forte.
Nombre de soldats y sont écroués pour avoir quitté leur régiment sanscongé^. Bourges de Longchamp y est mis, on 1751, parce qu'il portait l'uniforme sans qualité'-. La môme année Jean Bresson est amené dans la maison du roi pour n'avoir pas voulu suivre un officier de recrutement après avoir reçu de lui 24 sols^. Le racolage donnait d'ailleurs lieu aux plus graves abus. Jean Binguet est arrêté de police par l'inspecteur Poussot. Il s'était associé à des soldats aux gardes pour faire des recrues. Il avait fait venir chez lui un sergent pour engager un particulier qu'il avait enivré. Binguet fut ainsi écroué de police au For l'Evêque, mais à peine y fut-il détenu qu'on s'aperçut qu'il était lui-même déserteur et il y fut de ce fait « recommandée »
Après les prisonniers militaires, il tant citer les prisonniers pour dettes, dettes envers des particuliers, ou envers les fermiers généraux. Les créanciers étaient très attentifs à dépouiller les registres d'écrou de la prison. Il arriva maintes fois, comme il a été dit plus haut, que tel ou tel prisonnier, écroué d'ordre du roi, y fut ensuite « recommandé »
1. Bibl. de V Arsenal, Archives de la Bastille, 11762, doss. Pope lard.