‹ La Bastille des comâediensChapitre 61 sur 122 · Ulùl. nul., ms. Joly de Fleury 1293, f. 155 et · texte numérisé non relu

Ulùl. nul., ms. Joly de Fleury 1293, f. 155 et

au régiment de la Ferre-Infanterie, et le chevalier de Sauvegrain, jouaient et causaient. La société, de 16 personnes, était des plus animées. Les soldats disaient des galanteries aux dames en perdant leurs éciis. La brusque arrivée de la force publique fut la chute du soliveau dans la mare aux grenouilles. Car, vraiment, où pouvait-on se croire en tranquillité, si ce n'est dans une prison? Une partie des joueurs prit la fuite et, — ce trait paraîtra d'une invraisemblance exagérée, — dans cette prison, au troisième étage, sous le nez de six agents de police une partie des coupables parvinrent à s'échapper, et ne purent être mis en état d'arrestation^.

On citerait cent anecdotes semblables d'après les dossiers des prisonniers au For TÉvèque conservés dans les Archives de la Bastille. En cas de délit commis chez lui, le concierge, placé à la tête de la prison, ne procède pas autrement que le ferait aujourd'hui un tenancier d'hôtel meublé ou de garni, obligé de faire appel au commissaire de police pour rétablir Tordre dans son auberge.

Sarrazin est mis au For TEvêque, en août 1747, pour «nouvelles à la main ». De sa prison il continue le commerce pour lequel il a été arrêté, reçoit les gazettes, entend ses reporters, fait distribuer la copie à ses abonnés-.

1. Bibl. de V Arsenal, Arch. de la Bastille, ms. 10817, f. lG-23.

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