‹ La Bastille des comâediensChapitre 60 sur 122 · Ilrid · texte numérisé non relu

Ilrid

jusqu'à trois domestiques spécialement attachés ù leur service'

Le lieutenant de police interdisait les jeux de hasard, notamment le pharaon. Le commissaire Divot est prévenu que des particuliers jouent presque tous les jours aux jeux prohibés, au pharaon surtout, mais en quel lieu? — ne cherchz pas — au L'or l'Evéque. Accompagné de son collègue, le commissaire Delafosso, de deux lieutenants de la connétablie et de deux exempts de robe courte, — toute une petite armée pour aller constater un délit au sein de la prison du roi, — le commissaire Divot se rend au For TEveque, le 14 janvier 172i. Les deux officiers de police ont mis en cette circonstance, par-dessus leurs robes, le manteau rouge des commissaires, pour plus d'apparat. Ils arrivent à la prison, montent au troisième et trouvent dans la chambre occupée par MM. Ghapjdain, Dumontois et Delalande, tous trois ofhciers détenus par ordre de MM. les maréchaux de France, une nombreuse compagnie. M""^ de Goade, écrouée au For l'Evéque comme tenancière de jeux prohibés, y tenait la banque, vêtue, disent les procès-verbaux, d'une robe de toile peinte, toute neuve et très belle. Plusieurs prisonniers et des invités venus du dehors, des femmes, parmi lesquelles M'°' de la Marre, femme du procureur au Parlement, puis M. Gausanel, lieutenant

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