‹ La Bastille des comâediensChapitre 70 sur 122 · Ihid., ms. il2;J8, f · texte numérisé non relu

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malheureusement pas le môme charme : il était aigre, acariâtre, fantasque au point que, tout en leur assurant les plus brillantes recettes, Catin Lemaure taisait le désespoir des directeurs de TAcadémie royale de Musique.

Le 10 mars 1735, on reprenait Jephié,le bel opéra de l'abbé Pellegrin, où M"*' Lemaure, avait eu, a la création, un de ses plus éclatants succès. Tout semblait aller aumieux, quand Lidée folle vint à la cantatrice, de planter là acteurs, musiciens et spectateurs pour s'en aller souper en ville. Maurepas, ministre de la Maison du roi, se trouvait dans la salle. Son autorité ne put la faire revenir sur sa décision :

— Non, non et non!

— Fort bien. Mademoiselle, vous irez donc au For l'Evêque.

Elle y fut menée sur-le-champ, » toute habillée » c'est-à-dire en costume de théâtre, escortée d'amis et d'admirateurs et comme en triomphe. L'intendant même de Paris, Louis-Achille de Harlay, chez qui elle devait souper, lui donnait la main avec une solennité joyeuse. Talons rouges et traînes de soie trempaient dans la boue des rues. La captivité dura un peu moins d'une heure ; car, en apprenant qu'on lui incarcérait sa plus brillante étoile, le directeur de l'Opéra avait poussé de hauts cris. Il courut à la prison reprendre sa cantatrice, lui offrant de reparaître sur la scène

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immédiatement ^ Piquée au vif M"" Leaiaure déclara qu'elle renonçait au théâtre et entrait au couvent. De fait, elle se fit recevoir au Précieux-Sang, d'où elle ne tarda d'ailleurs pas à revenir à l'Opéra^.

1. M. Paul d'Estrée, dans son article du M éyiestreU année 1001, p. SU), suit la version donnée par les Nouvelles de la Cour et de la Ville, quelque peu différente, bien qu'elle ne contredise pas les parties essentielles de la relation reproduite ci-dessus. A la représentation de Jephté, M"' Lemaure jouait son rôle — un rôle qu'elle n'aimait pas— si mollement que le parterre la siffla. Elle prétendit ne plus jouer, déclarant qu'elle se mourait et s'évanouissant pour en fournir la preuve. Maurepas la fit conduire au For l'Evéque. Quand elle reparut sur la scène, elle chanta merveilleusement. « Hé ! dirent les plaisantins, les tablettes du For l'Evéque sont excellentes pour le rhume. »

2. Journal de Barbier, éd. de 1866, III, 8-11 ; —Adolphe Jullien, VEglise et l'Opéra en 1735, Paris, 1877, in-8° de 46 p. — Le dossier de M"* Lemaure, prisonnière au For l'Evéque, a disparu des Archives de la Bastille, mais on y conserve (ms. 10645) des documents relatifs à sa détention dans l'abbaye de Malnouë, en 1718, par les soins de la duchesse de Guiches et du cardinal de Noailies. Le pieux prélat avait été effrayé par la beauté qu'avait la voix de cette enfant de quatorze ans. Et il avait fait mettre celle-ci au couvent pour la soustraire aux dangers du théâtre. Les parents — M. et M"^ Cardinal, au xvnr siècle — réclamèrent. Ils étaient soutenus par la princesse de Tingry et le maréchal de Villeroy, qui trouvaient la comédie plus intéressante que le paradis, et ne voulaient pas que la scène française fût privée d'une jeune artiste qui douait de si brilla ntes espérances. Ils l'emportèrent, et Catin Lemaure débuta dans les chœurs de l'Opéra dès l'année suivante. Le dossierelatif <à la détention dans l'abbaye de Malnouë a été publié par M. Paul d'Estrée {le Méîiealrel, année 1897, p. 202 et suiv.).

Pougin, dit Ducliesne, avait contracté avec les comédiens de Valenciennes l'engagement suivant :

Moi, soussigné, Jean-Baptiste Duchesne, reconnais m'être engagé avec M. Cadet etM. Chavigny, comédiens français établis à Valenciennes, et leurs associés, pour jouer la comédie dans l'emploi des seconds et troisièmes rôles dans le tragique, et seconds amoureux dans le comique français et le nouveau théâtre italien ; figurer dans les ballets et généralement ce qui sera nécessaire pour l'utilité de la troupe, excepté chanter, à quoi je ne m'oblige pas. Je me fournirai d'équipage complet à la romaine et à la française, à raison de ma part dans le gain comme dans la perte.

Sur cet engagement Pou gin reçut de ses nouveaux associés la somme de 150 francs pour frais de voyage. Il encaissa l'argent et ne vint pas. Sur la plainte des comédiens du roi établis à Valenciennes, transmise par Hérault de Séchelles, intendant du Hainaut, Duchesne fut écroué au For FÉvêque, le 11 avril 1736. Il se décida à restituer les 150 francs, et il fut remis en liberté, son contrat étant déclaré rompue

Artus, danseur de l'Opéra-Comique, resta en prison un seul jour, le 2 septembre 1736, le marquis

i. Bibl. de V Arsenal, Arch. de la Bastille, 11335, f. 64-79.

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do Folx, qn'il avait insulté, s'étant empressé de demander qu'il fût rendu libre, dès qu'il eut appris l'arreslation. Voici le rapport du lieutenant de police au ministre de Paris :

Artus, l'un des danseurs de rOprra-Comiquc, pour avoir insulté le marquis de Foix, fils de M. de Sabran, sur ]«» théâtre même, en sortant du spectacle. Le sujet de cette insulte est que ce danseur s'est imaginé que M. le marquis de Foix s'était moqué de lui et l'avait sifllé lorsqu'il dansoit, ce qui s'est trouvé faux par l'information que j'en ai faite. Conduit au For l'Évêque pour l'exemple, et pour contenir les autres dans le respect qu'ils doivent au public et particulièrement aux personnes de distinction K

Léger, danseur à FOpéra, ne demeura lui aussi qu'un seul jour en prison, à la suite également d'une querelle avec un gentilhomme; mais, cette fois du moins, le comédien eut le bon droit pour lui. Son écrou ne fut qu'une formalité pour calmer le ressentiment des « mousquetaires noirs ».

Les faits sont connus par un rapport du commissaire Ghérion de 1737. M. de Belle-Isle, mousquetaire noir, était dans une loge de danseuses à rOpéra. N'était-il pas au goût de ces dames? Leur

1. Dibl. de r Arsenal, Arch. de la Bastille, 11307, f. 150-51.

camarade Léger passait dans ce moment; elles lui firent observer que les règlements interdisaient la présence des hommes dans leurs loges. Léger transmit l'observation au commandant des gardes de service, lequel lit sortir le galant mousquetaire. D'où colère, dispute. « 11 y eut des paroles entre le mousquetaire et le danseur », note le commissaire Cbérion. Le maréchal de Lagrange, qui survint, envoya Belle-Isle aux arrêts, mais, u pour que les mousquetaires n'eussent rien à dire », il leur fit savoir que Léger était envoyé de son côté au For rÉveque.

Au reste, toute police demeura vaine à contenir les flots de l'amour : marée nouvelle chaque jour et qui emporte les barrières. On sait comment, à rOpéra même, quelques années plus tard, M'^'^ Laguerre était surprise dans sa loge avec un adorateur, de qui les feux brûlaient d'une ardeur extrême, pour parler le langage du temps : nymphe familière à oui l'usage des verrous semblait superflu.

Rebours, acteur et danseur à l'Opéra-Comique, fut une des illustrations de ce théâtre au xviiii" siècle. Il donna son nom au genre qu'il représentait, mais, joyeux drille, il aimait les farces. Durant une repré-

sentatioiioù le thëàlre étail bondé, il lança tout à coup des fusées dans la salle pour l'aire « des peurs » aux gens. Ce qui réussit à ravir. Plusieurs femmes eurent des crises de nerfs, d'autres s'évanouirent. C'était très drôle. L'officier de garde lui ayant fait des observations. Rebours le traita de... L'autorité décida de lui appliquer une punition exemplaire. Ecroué au For l'Evcque, le 30 septembre 1743, il y resterait longtemps. On comptait sans le directeur qu i nepouvaitse passer d'unsujetcommelui. Son absence iit suspendre les pièces qui avaient le plus de vogue ; aussi fut-il rendu libre dès le 13 octobre ^

Charles- Antoine Véronèse, dit Pantalon, n'était pasun des meilleurs acteurs do la troupes italienne, mais avait d'autres avantages. Récrivait, des pièces applaudies, Coralme musicienne, le prince de Salerne, les Deux sœurs rivales ; et il avait une fille, nommé Camille, qui était une merveille de grâce, de gentillesse et de beauté. Camille, née à Venise vers 1735, parut pour la première fois à la Comédic-

\. Bibl. de V Arsenal, Arch. de Ja Bastille, ms. M539, f. 1-4. — Sur Rebours et les rôles qu'il jouait, voir Diciioundire du Théâtre, I, 111, 208, 313, 389; II, 270, 547; et Gampardon, Spectacles de la foire, II, 301-3.

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Italienne, le 16 mai 17 ii-, dans Corali?ie esprit foileL Elle avait neuf ou dix ans. Jusqu'en 1747, elle eut les plus grands succès comme danseuse. Le 1"' juilet 1747, elle fit ses débuts de comédienne, dans la pièce de son père, composée pour elle, /es Deux sœurs riva/es. Pièce et interprète, Tune portant l'autre, allèrent aux nues. Les débuts continuèrent, non moins brillants, dans le petit acte en vers libres de Panard, les Tableaux, représenté le !"■ septembre 1747. Ala suite de la première, Panard composa pour sa délicieuse petite actrice, ce madrigal :

Objet de nos désirs da?îs l'âge le plus tendre, Camille, ne peut-on vous voir et vous entendre Sans éprouver les mavx que V amour fait souffrir?

Trop jeune, à la fois, et trop belle, En nous charmant, si tôt, que vous êtes cruelle : Attendez pour blesser que vous puissiez- g néiir.

Or, le 1" décembre suivant, se répandit laffreuse nouvelle que le père, Antoine Véronèse dit Pantalon, avait engagé cet objet charmant à la cour du roi de Prusse : colère au parterre, indignation au « théâtre », fureur à la cour. Le duc de Gesvres, premier gentilhomme de la Chambre, pria le sieur Pantalon de s'aller constituer prisonnier au For FEveque. Pantalon obéit. « Tout le public a été charmé de cette correction», écrit l'exempt Bureau.

LE KO Fi L ÉVÈQUE 171

L'engagement on Prusse fut résilié, Pantalon sortit du For rÉveque, et Camille continua de faire le bonheur des Parisiens.

« On a dit avec raisou, écrit un contemporain, que le caractère de M'" Camille se peignait sur sa figure. Une physionomie noble, franche et une ingénuité piquante annonçaient les qualités de son ûme. Elle était supérieure à toutes ces petites querelles, à ces basses jalousies du métier qui régnent communément parmi les personnes de son état. Ses talents avaient trop d'éclat pour que ceux des autres lui inspirassent une honteuse envie; ce vil sentiment, ainsi que l'orgueil, est le partage de la médiocrité. M"^ Camille eut dans ses succès une modestie qui l'en rendait plus digne encore. «

Et ces trésors eussent été pour le roi de Prusse ! vive le For TEveque ^ !

Florent etFeuillade, acteurs de TOpéra-Comiquc, s'étaient attardés, le 9 mars 1749, à boire au cabaret avec une demi-douzaine de camarades. Sonne rheurede la représentation. Allons, en route ! mais

1. BihI. deV Arsenal, Arch. de la Bastille, ms. 11626, f. 56-64; • Cainpaidon, les Comédiens du roi de la troupe italienne, II, 197.

qui paiera l'écot ? Les goussets sont plats. Et les gais buveurs de députer un messager au sieur de Beaucliamp, entrepreneur du spectacle, le priant de leur faire tenir huit livres pour les tirer du caharei. Beaucliamp envoya l'argent. Les deux acteurs arrivèrent fort en retard, et tout s'en alla de travers durant la représentation. Florent et Feuillade furent conduits au For l'Évoque. Gomme ils étaient indispensables au spectacle, ils sortaient de prison chaque soir, et y rentraient quand la pièce était jouée. Cette captivité dura trois jours ^

LANGELLERIE ET M^ FAVART

L'aventure de Hippolyte de Langellerie, incarcéré par lettre de cachet au For l'Évêque, le 11 janvier 1750, fixe le point le plus curieux, et demeuré mystérieux jusqu'à ce jour, des relations de l'illustre Favart avec le maréchal de Saxe.

Marie-Justine-Benoîte Duronceray, connue sous le nom de « M'" Chantilly, première danseuse du roi de Pologne », avait épousé, le 12 décembre 1745, le poète Favart, directeur de l'Opéra-Comique. Cette

1. Bibl. de V Amenai Arch. de la Bastille, ms. 11673, f. 212-19.

LE FOR l'ÉVÊQUE 173

union avait oie le conronncment d'amonrs charmants et de la plus parfaite harmonie. Et tout se fût trouvé au mieux, si la Comédie-Italienne, jalouse des succès de l'Opéra-Comique, auxquels la gracieuse Favart contrihuait pour la plus grande part, n'eût obtenu, en invoquant son privilège, la fermeture de la scène rivale. Favart fut heureux d'accepter la direction du théâtre que le maréchal de Saxe entretenait en Flandre à la suite de ses troupes. Gaîment, aux veilles, aux lendemains de bataillos, on jouait l'opéra comique et la comédie. Et, ici encore, tout eût été au mieux, si Favart, qui s'ennuyait parmi les blondes Flamandes, n'eût eu la malencontreuse pensée de faire venir sa femme auprès de lui. Le maréchal de Saxe la vit jouer et s'en éprit follement. Amour fatal : l'actrice aimait son mari. Elle résiste, le maréchal insiste, et bientôt se fâche au point que la pauvrette, pour échapper aux étreintes du sauvage, s'enfuit h Bruxelles, tandis que le mari, menacé d'une lettre de cachet, courait jusqu'à Strasbourg, où il se terrait, pour se garer do l'orage, dans la cave d'un vieux curé.

Son mari étant h Strasbourg, la Favart finit par céder;mais comme elle aimait son mari, elletirapour lui, de son puissant amant, tous les profits et avantages possibles. Le maréchal logea sa maîtresse à Paris, dans une petite maison appartenant à M""' do Lesseville. Elle y accoucha d'un garçon, le fils

selon toute vraisemblance, de Maurice de Saxe, car celui-ci lui assure une rente viagère de 2.400 livres. De ce moment le maréchal se crut sûr de son empire et autorisa le mari à revenir. Joie dans le ménage, c'est la renaissance du printemps, car les deux épouix s'imaginent qu'ils ont permission de se revoir, au moins de temps en temps. M""" Favart introduisait son mari de nuit, par un escalier dérobé, et l'aimait d'autant plus qu'elle l'aimait comme un amant. C'était délicieux. Le maréchal averti en fut d'autant plus furieux. L'histoire se répandait, on la répétait, semée d'anecdotes, et c'est lui qui avait le rôle du mari trompé. Il fit alors garder la maison de sa belle, nuit et jour, par des soldats, une haie de fusils régulièrement alignés. Quelques ruses qu'il employât, le mari ne parvint plus jusqu'à l'escalier dérobé. Maître de sa maîtresse, Maurice de Saxe la lit entrer à la Comédie-Italienne (juillet 1749) où elle eut dès le premier jour le succès le plus vif.

Cependant, la petite Favart se lassait de son amant despotique et glorieux. On a les lettres qu'elle lui écrit, lui demandant humblement la grâce de rompre. Sa conscience se révoltait, dit-elle. 11 s'agit de son salut. Ne doit-on pas songer au paradis?

L'inspecteur Meusnier, très étroitement mêlé à l'aventure, fait à cette date le portrait de M'"" Chantilly : « Elle est âgée de vingt-deux à vingt-trois

ans, petite, mal faite, sèche, les cheveux bruns, le nez écrase, les yeux vifs, la peau assez blanche, enjouée par caprice, minaudière, fourbe et dissimulée. »

L'inspecteur Meusnier est sévère : il venait d'être mis à môme de découvrir Tàme complexe et bizarre de la petite Favart. Celle-ci aimait donc son mari au point de se sacrifier pour lui au maréchal de Saxe; mais elle avait pour accompagnateur un jeune et blond claveciniste, nommé Hippolyte de Langellerie. Langellerie est le type classique du musicien pâle et doux qui vient accompagner Madame : il touche du clavecin ou de la viole, les yeux au ciel, ou plutôt hxés sur Madame, et Madame de son côté regarde le jeune homme qui l'accompagne ; elle le regarde tout en chantant. Elle chante, l'autre joue, elle s'arrête, il s'arrête. Victor Hugo a dit qu'il est un seuil où s'arrête la chanson.

Le maréchal de Saxe, avec son flair d'animal sauvage, ne tarda pas à sentir que le seuil avait été franchi. Il aimait les voies simples. On trouve la note suivante dans les archives de la Bastille :

Du 11 janvier 1750.

Le sieur Hippolite de Langellerie a été arrêté ce jourd'hui par nous, officier, soussigné, paccomagné du commissaire

de Rochebrune, et conduit es prisons du For TÉvêque, en vertu de Tordre du roi du 10 de ce mois.

Meusnier.

En apostille : u II est sorti le 12 ^ ».

L'intérêt de cette note est dans la confirmation précise qu'elle donne, en son passage essntiel, au fameux Manuscrit trouvé à la Bastille concernant deux lettres de cachet lâchées contre ilf"^ de Chantilly et M. Favart^ par le maréchal de Saxe-^ manuscrit signé précisément de l'inspecteur Meusnier et dont la publication a répandu une lumière nouvelle sur les amours conjugaux de M™'* Favart.

La véracité du manuscrit ne peut plus être mise en doute, et l'on imagiçie à présent l'intérêt du commentaire de Meusnier :

« On trouva chez Langellerie plusieurs lettres de la Chantilly (M™' Favart) qui faisaient connaître en quels termes ils étaient ensemble. C'est tout ce que l'on voulut savoir. Il ne coucha qu'une nuit au For rÉvêque. Le maréchal lui donna le lendemain six doubles louis, pour l'indemniser des frais que sa détention avait pu lui causer. » — « Ce procédé, ajoute Meusnier, est bien généreux vis-à-vis d'un rival préféré ».

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