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CABINET DU MINISTRE

No 97.

Général,

Sa Majesté r Empereur, à la suite d'incidents pénibles sur lesquels une certaine presse n'a pas cru devoir garder le sile?îce, a décidé que vous cesseriez, à partir du quatorze octobre, de remplir les fonctions de commandant auprès du 4® corps. Eîi conséque?ice ^ je vous prie de vouloir bien transmettre vos pouvoirs au général Morel qui prend le commandement de ce corps par décret du 29 courant. Vous m'aviserez de cette remise de pouvoirs et vous prendrez vos dispositions pour vous rendre, dans le délai le plus rapide, à Oran {Algérie), où vous êtes appelé aux fonctions ressortissant de votre grade.

Agréez., Général., mes civilités.

GÉNÉRAL COMTE DE SePTCHATEAUX,

Commandeur de la Légion d'honneur.

Paris, le 29 septembre 1859.

28i LA BATAILLE DLHDE

Le général comte de Raxi a P honneur de vous fairepart du mariage de mademoiselle Stéphanie de Leyran^ sa pupille, avec le commandant Fritz Eeichmann de Siltz, chef d'escadron au troisième régiment de chasseurs d' Afrique.

Or an, 2 janvier 1860.

Mon cher tuteur^

Fritz a essuyé toutes mes larmes . Il est charmant. S'il voulait se lever de ?neilleure heure ; et puis il hàille trop. Mais je crois qiie je l aime; et puis lui., cest un peu vous ; très peu. Enfin! vous n'avez pas voulu comprendre. Vous ne l'avez pas voulu. Je suis trop maigre aussi. M. de Garamond m'a répété cela. Vous l aviez dit.

Il fait un temps magnifique à Séville. Nous avons rencontré Robert Clarendon. Nous avons dîné avec lui chez le préfet de Séville. Bien entendu^ pas une allusion aux choses. Il a promis d'obtenir que l ambassadeur de France à Madrid intervierme auprès de son ininistre qui a de ^influence sur l'impératrice pour vous faire donner un commandement en France. Ça réussira, puisque je vous aime... bien et que Robert Clarendon croit avoir des torts à réparer envers nous.

Je l'ai trouvé changé à son avantage. Il porte beau. Fritz est moins souple que lui. Nous allo)is

visiter^ à t?'ois, les quartiers scajidaieux de Sécille^ ce soir. Ne rougissez pas, je ferme ma lettre. Fritz grogne. C'est le mariage!

Votre pupille affectionnée^

Stéphanie Heichmann de Siltz, née de Leyran. Sévî7/e, i% février i860.

P. -S. — Et si Fritz devenait attache' militaire à l'ambassade de Madrid?

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