‹ La bataille de Fontenoy, :Chapitre 3 sur 7 · PRELIMINAIRE · texte numérisé non relu

PRELIMINAIRE

E Poëme fut compofé prefque le mè* me jour qu’on apprit à Paris la viëtoire que le Roy avoit remportée à Fonte-»

NOY ; ôc depuis , on ajouta plufieurs traits à la Pièce, à mefure qu’on, favoit quelque cir» confiance de ce grand Evénement,. ôc qu’on faifoit une nouvelle édition de l’Ouvrage. La rapidité avec laquelle tant d’éditions furent épuifées à Paris ôc dans les Provinces en moins de quinze jours, n’efi qu’un témoignage de l’intérêt qu’a pris la Nation à la Journée mémorable dont ce Poëme étoit alors le feuî monument. L’Auteur n’a eu en vue que de rendre fidèlement ce qui étoit venu à fa connoiffancë,’ & fon feul regret eft de n’avoir pû dans un fi court efpace detems, 6c dans une pièce de ü peu d’étendue , célébrer toutes les belles aç«

Aiij

Sa.

& DISCOURS

avions dont ii a depuis entendu parler , il ne pouvoir dire tout ; mais au moins tout ce qu il a dit eft vrai. Ce n’étoit pas une occafton où les faits euffent befoin d’être altères ; la moindre flatterie eût déshonoré un Ouvrage fonde fur la gloire du Roy ôt de la Nation.

Tous ceux qui font nommés n’ont pas eu les occaflons de fe fignaler également. Celui qui j à la tête de fon Régiment, attendoit 1 ordre de marcher , n’a pû rendre le même fervice qu’un Lieutenant-Général qui etoit à portée de confeiller de fondre fur la colomne Anglaife , & qui partit pour la charger avec la Maifon du Roy. Mais fl la grande adion de l’un mérite d’être rapportée , le courage impatient de l’autre ne doit pas etre oublie. Tel eft loué en général fur fa valeur, tel autre fur un fervice rendu. On a parlé des blcffures des tins , on a déplore la mort des autres.

Ce fut une juftice que rendit le célébreM. Deft préaux à ceux qui avoient été de 1 expédition du paffage du Rhin. Il cite près de vingt noms, il y en a ici plus de foixante, ôc on en trouveroit

Page 1